Vie chère, spéculation, abus économiques, érosion du pouvoir d’achat : L’association Eco Citoyen pour la création d’un secrétariat d’État dédié à la CONSOMMATION

Dounya 24 MD
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Dans une déclaration, l’association Eco Citoyen interpelle solennellement le Président de la République et le Premier ministre, à l’occasion de la reconfiguration gouvernementale en cours, pour qu’une réponse institutionnelle forte, durable et conforme aux engagements internationaux du Sénégal soit enfin apportée aux difficiles conditions de vie d’une très grande partie des citoyens consommateurs.

        Un constat alarmant : les ménages sénégalais sous pression

Toujours d’après la source, au quotidien, les familles sénégalaises font face à une détérioration continue de leurs conditions de vie :

« La flambée incontrôlée des prix de plusieurs denrées alimentaires et des produits de première nécessité malgré les énormes sacrifices consentis par le Gouvernement ; Des loyers excessifs qui asphyxient les ménages urbains ; Un accès de plus en plus difficile aux services et produits essentiels ; Des pratiques spéculatives et des ententes illicites entre certains opérateurs commerciaux ; La multiplication des malveillances numériques ciblant les consommateurs; Une protection du consommateur inefficace, cloisonnée et insuffisamment présente sur le terrain. Pendant que les familles s’appauvrissent, les mécanismes de contrôle de l’État demeurent faibles et structurellement incapables de faire face aux réalités du marché », précise-t-on dans le document.

Diagnostic : un modèle institutionnel à bout de souffle

« Le regroupement du Commerce et de l’Industrie au sein d’un même ministère crée une contradiction institutionnelle fondamentale : il est impossible de confier à la même institution la mission de soutenir les intérêts économiques des producteurs et celle de défendre les consommateurs contre ces mêmes acteurs. Cette confusion affaiblit la régulation, favorise les abus et prive les citoyens de toute protection effective », renseigne le document.

      Des moyens insuffisants, une protection symbolique

« Reléguée au rang de sous-mission, la protection du consommateur hérite de ressources marginales et d’une visibilité réduite. Les services de contrôle restent sous-équipés, peu présents sur le terrain et incapables de couvrir l’ensemble du territoire. La régulation devient symbolique plutôt qu’effective », note la source.

       Objectifs de Développement Durable (ODD) — Agenda 2030

« Le Sénégal a intégré les ODD dans son Plan de Développement Économique et Social. La protection des consommateurs est au cœur de plusieurs objectifs », explique-t-on dans le document.

       La représentation des associations de consommateurs : un impératif démocratique

« Au-delà de la création d’un ministère dédié, Eco Citoyen formule une forte recommandation, directement fondée sur les textes cités ci-dessus : les associations de consommateurs agréées devraient être formellement représentées dans toutes les instances de gouvernance économique », note la source.

        Les propositions de Eco Citoyen

« Fort de ces fondements juridiques et institutionnels, Eco Citoyen formule trois     recommandations fortes à l’adresse des autorités : La fin du regroupement Commerce-Industrie et le retour d’un ministère du Commerce à part entière, renforcé par un secrétariat d’État à la consommation et au pouvoir d’achat, doté d’une mission claire, de moyens propres et d’une indépendance totale vis-à-vis des intérêts industriels ; Le renforcement significatif des moyens humains, matériels, financiers, techniques et juridiques de ce ministère, afin de garantir une protection effective du consommateur sur l’ensemble du territoire national ; La représentation formelle et effective des associations de consommateurs agréées dans toutes les instances de gouvernance économique, conformément aux Principes directeurs de l’ONU, au Règlement CEDEAO, à la loi n° 2021-25, à la loi n° 2021-27 relative à la protection des données à caractère personnel et aux transactions électroniques »,souligne le document.

Un enjeu de dignité, de justice sociale et de conformité internationale

« La défense du pouvoir d’achat et la représentation des consommateurs doivent figurer parmi les priorités nationales. Les producteurs ont leurs lobbys, les industriels ont leurs représentants, les exportateurs ont leurs chambres. Le consommateur, lui, n’a que l’État et les associations qui le représentent pour le protéger ; Ne pas agir, c’est à la fois une faute politique, une violation des engagements internationaux du Sénégal et un choix de laisser les citoyens les plus vulnérables sans défenseur institutionnel », précise la source.

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