A LA UNEContribution

Témoin devant l’Eternel, Unique Maîtresse du Passé, du Présent et du Futur…


Interrogeons la Terre 

Elle nous dira que nous sommes faits de terre et nous retournerons à la Terre  Elle nous dira que paresse et mensonge ne rament point, ne riment pas avec son caractère Elle nous dira qu’elle ne doit jamais rester orpheline ; qu’elle ne se brade point, qu’elle doit être préservée du viol, de la violence, du vol et de l’insouciance…notre Terre
Jadis, notre Reine mère de Saba formulait des recommandations fortes, apostilles perpétuées par nos mamans bénies, protectrices des riches rizières du Pakao arrosées par les Nils du Walo La Terre, en toute simplicité, nous demande de la creuser, de la bêcher, bref, de l’interroger à l’infini Gestes simples pour savourer les énormes trésors qu’elle renferme à notre seul profit  La nourrir, la chérir, c’est gage d’un retour au centuple de ce qui lui a été fourni jusqu’à l’heure des récoltes infinies au petit matin, sous le soleil de midi, aux instants teintés de vespéral et de crépuscule 
Hélas, si nous faisons le pitre devant le Temps et le Réel, perpétuels auspicesD’autres et certains que nous appelons étrangers et même parfois envahisseurs viendront tirer profit sous notre nez sans odorat et notre barbe dépourvue de maturité  Quelquefois avec l’appui et la complicité de frères élus n’hésitant pas  à monnayer le futur de toute une génération pour d’infimes pièces de César qui dans tous les cas ne seront rendues qu’à César.Accompagnés de Denard noirs contemporains, motivés à coup de dinars,  Ils nous brandiront avec un brin de sourire malicieux et impitoyable, d’authentiques écrits signés par des chefs analphabètes et cupides, définitivement contresignés par les gardiens du peuple qui n’entendent et n’attendent que leurs ristournes.  
Remuons nos terreaux, faisons dégouliner la sueur de nos torses, ne cherchons pas mille et un alibis,Accusant sans raison la pluie  que nous avons contraint à l’exil pour plusieurs saisons en vandalisant ses arbres hôtes, en lui présentant que du sable à la place des bouts de feuilles comme elle adoreAllons chercher cette eau sous terre puisqu’elle ne nous vient plus du ciel Arrêtons de chercher ces fameux et éternels moyens de départ qui ne se trouvent pourtant qu’au bout de nos doigts d’or
Autrement, refusant toute maîtrise de nos destinées, les  nouveaux maîtres, en bons contremaîtres nous ferons travailler la terre, nos propres terres, legs de nos ancêtres jusqu’à ce que nous retournions à la poussière sans pour autant tirer profit de la Terre.
Mère Kama n’écoute et n’exauce que les vœux pieux de ses braves enfants, donc ne rêvons pas pour pouvoir compter sur nos lamentations, le mur ne se déplacera pas vers nous. Si nous n’arrosons pas cette Terre par notre sueur de labeur, ne comptons pas sur nos larmes amères pour qu’elle nous offre ses fruits doux
Kama nous exhorte, nous supplie de travailler…alors mettons-nous tous au travail sœurs et frères !

Marcel Monteil Coordinateur de projets de santé,de projet de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants ,Agriculteur 

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