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SOCIETE DE GESTION DES ABATTOIRS DU SENEGAL(SOGAS) EX (SERAS) : Eleveurs, travailleurs et chevillards en soutien au directeur général Harouna Gallo Bâ

Suite à la menace de l’intersyndical des travailleurs du secteur primaire de  déposer  une plainte  sur le bureau du procureur contre le directeur de la Sogas pour tentative de mise ne danger de la vie d’autrui , M. Harouna Gallo Ba, directeur général de la société de gestion des abattoirs du Sénégal ( Sogas), a organisé un point de presse conjoint  ce week-end avec les responsables des chevillards, le président des foirails, le personnel de la sogas et le président des associations des éleveurs du Sénégal. Ces derniers ont apporté leur soutien au directeur de la Sogas.

Mme Dieynaba Sidibé, Présidente de l’association des femmes éleveurs du Sénégal, a souligné : « Nous sommes unis pour la défense des intérêts de tous les éleveurs du Sénégal. Nous avons entendu dans la presse qu’on doit porter plainte contre le directeur général de la sogas, ce qui a touché tous les éleveurs du Sénégal. Vous savez que les familles sénégalaises vivent de l’élevage et la Sogas fait partie de la plus grande pourvoyeuse de l’élevage au Sénégal. Aujourd’hui, nous sommes venus soutenir notre partenaire. On est conscient quand il y a un problème, on doit s’unir pour défendre les intérêts de l’élevage mais aussi l’honneur de nos enfants. Nous sommes venus pour soutenir Harouna Gallo Ba. Aujourd’hui, nous sommes déçus par la position des fonctionnaires de l’élevage qui ont voulu porter plainte contre Harouna Gallo Ba ».

M. Doudou Fall, Président de l’association nationale des professionnels de la viande et du bétail au Sénégal, administrateur et chargé de la gestion des abattoirs, avance : « Aujourd’hui, nous avons bien entendu que l’intersyndicale des agents du secteur primaire, ont porté plainte le Président directeur général de la Sogas mais nous faisons appel à leur attention. Qui touche les abattoirs, touche les segments de la production, de la transformation et de la commercialisation. La commercialisation, c’est la consommation, c’est la population. On ne devrait même pas entendre les vétérinaires s’impliquer dans le problème de la gestion des abattoirs. S’ils sont en train de dénigrer les abattoirs pour dire que les abattoirs, actuellement, ils sont en train d’abattre mais le PDG est conforme à la loi et conforme en plus au cahier de charge de la société et conforme encore aux décisions du conseil d’administration ».

Il estime que C’est le conseil d’administration qui a autorisé d’abattre conformément aux textes.

« Il faut que les vétérinaires sachent parce que dans la convention, c’est bien écrit noir sur blanc que nous avons la gestion des abattoirs et les abattoirs, c’est pour abattre, sa mission, c’est pour abattre, il a abattu les animaux qui appartiennent aux chevillards, aux bouchés, s’il n’abattait pas, c’est les bouchés qui allaient le porter plainte, ça sera plus catastrophique. Deuxièmement, l’Etat va venir encore pour retirer sa convention », poursuit M. Fall.

 Il a dit au Dg de la Sogas que le conseil d’administration lui réitère son soutien et sa confiance.

Il poursuit : « L’autre volet, ils ont attaqué la commercialisation, aujourd’hui, vous avez bien vu les éleveurs, ils ont eu beaucoup de problèmes. Ce dénigrement a baissé notre chiffre d’affaires, nous les professionnels de la viande et du bétail. Ils ont baissé notre chiffre d’affaires et la population refuse d’acheter de la viande. M. Ba a apporté beaucoup d’innovations dans la gestion de la Sogas ».

M. Bassirou Niang, secrétaire, représentant des chevillards précise : « Harouna n’a pas le pouvoir de requestionner les vétérinaires, c’est l’Etat qui a réquisitionné les vétérinaires. Ils ont le droit de faire la grève mais ils évitent de donner de fausses informations. Les vétérinaires, ce sont nos frères. C’est une filière et chacun a besoin de l’autre. La viande est de bonne qualité ».

M. Cheikh Sidi Mohamed, délégué du personnel de la Sogas avance : « Nous, agents de la Sogas, nous voulons que les acteurs se retrouvent autour de la table de négociation pour régler ce problème. Nous produisons une viande très bonne qualité parce que nous consommons cette viande comme tout consommateur ».

Quant à M. Ismaila Sow, Président du Conseil National de la Maison des Eleveurs du Sénégal (CNMDE), il avance : « Suite aux attaques des agents du secteur primaire contre le Directeur Général de la SOGAS. Monsieur Haroun Gale Ba et Président de l’union National des Organisations Eleveurs du Sénégal, qui ont décidé injustement de le porter plainte, Nous Conseil National de la Maison des Eleveur du Sénégal (CNMDE) dénonçons jusqu’à notre dernière énergie cette attitude de ces quelques agents de l’Etat et manifestons notre solidarité à notre frère éleveur ».

Il a tenu à préciser qu’il félicite le Directeur de la SOGAS qui a réussi à assurer la continuité du service et de servir loyalement les familles sénégalaises en viande de qualité, malgré les blocages.

Il souligne qu’il rappelle aux grévistes que leurs menaces ne passeront pas face à la force

Il a invité l’Etat à prendre les mesures idoines à pareille situation, afin de permettre un service de production et distribution pérenne de viandes au profit des populations.

« Nous invitons l’Etat à réviser les textes législatifs relatifs à la police sanitaire des animaux et au contrôle des produits alimentaires, qui sont devenus obsolètes et inadaptés aux réalités actuelles du secteur de l’élevage. Nous remercions les vétérinaires privés pour leur engagement patriotique leurs services de proximités auprès des éleveurs », dira-t-il.

M. Harouna Gallo Ba, à la fin de la rencontre, a affirmé : « Avant tout, je suis vraiment sensible, ému d’avoir ce soutien de taille par rapport aux éleveurs du Sénégal, par rapport aux professionnels de la viande. Un seul point que je veux préciser, un vétérinaire qui jouit de ses facultés mentales, qui est en fonction n’ose pas me porter plainte, moi Harouna Bâ, ce n’est pas possible parce que la viande n’a pas été inspectée, parce que la viande n’a pas été contrôlée, c’est de son ressort, ce travail lui revient de droit, ce travail lui incombe et non à la Sogas. Depuis Quinze jours, je n’ai pas reçu une convocation. C’est eux qui devaient faire ce travail, ils ont affaire avec l’Etat du Sénégal. Ils sont consignés à faire le travail. Ma mission n’est pas de contrôler, ni d’inspecter ».

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