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SANTÉ ET BIEN-ÊTRE DES ADOLESCENTS : Les jeunes invités à fréquenter les structures sanitaires

Constituant 31 % de la population totale du Sénégal, les adolescents et jeunes constituent une couche très vulnérable à sa santé et à la diversité de ses comportements. Pour les aider à mieux prendre en compte leurs problèmes de santé, un plaidoyer pour les pousser à fréquenter les structures de santé à été lancé hier.

La santé des adolescents et des jeunes dont le poids démographique est assez élevé représentant 31, 6 % de la population générale, préoccupe tout un chacun, du fait de la vulnérabilité et de la diversité de leurs comportements. Selon les résultats des enquêtes démographiques et de santé, le pourcentage d’adolescents souffrant d’anémie est de 47,9 %, contre 28,8 % pour les victimes de mariages précoces. Pour ceux souffrants de violences physiques et de grossesse, leurs taux sont respectivement 26 %  et 16.4 %. Une raison pour le Directeur de cabinet du ministre de la santé et de l’Action sociale, Dr Aloyse Waly Diouf d’alerter qu’ils méritent une attention particulière de la part des autorités étatiques. Ce dernier a fait part par ailleurs, que certains comportements qui surviennent au cours de l’adolescence, le déficit d’informations et une insuffisante accessibilité aux services dédiés ainsi qu’une faible communication avec les  parents peuvent causer des troubles chez les adolescents et jeunes. Et appelle les décideurs à faire de la santé de cette couche une priorité, à travers l’élaboration et la mise en œuvre de documents cadres de référence notamment le Plan stratégique SRMNIA dont l’axe deux couvre entièrement le renforcement de la santé des adolescent(e)s et jeunes. Il s’exprimait en marge de la cérémonie de lancement de la campagne de communication pour la promotion de la santé et le bien-être des adolescent (e)s et des jeunes axée sur «  La santé, mon avenir (Jogg Jotna) », où il plaidé pour la fréquentation de ces derniers aux structures de santé. Cette campagne d’une durée de 1 an (2019-2020) a deux objectifs. Il s’agit d’augmenter le niveau de fréquentation des structures de santé et de jeunesse par les adolescent(e)s/ jeunes et de les inciter à adopter des comportements sains et  responsables en vue de préserver leur avenir. « J’invite toutes les composantes de notre société dont les interventions peuvent nous valoir beaucoup de satisfactions à s’impliquer dans ce combat », a déclaré le Dircab du ministre de la Santé. Avant d’ajouter : « J’en appelle également à la mobilisation de tous  les prestataires particulièrement ceux de la santé et de la jeunesse ». Pour les professionnels de santé, Dr Diouf les exhorte à adopter la stratégie « aller vers pour faire venir », en d’autres termes, aller  à la rencontre des jeunes, sur leur lieu de fréquentation, pour leur apporter les informations dont ils ont besoin, leur proposer un accompagnement, tout en préservant  leur intimité  et leur garantir la confidentialité. Pour la représentante Résidente de l’Unfpa au Sénégal, Cécile Compaoré Zoungrana, des avancées ont été enregistrées en matière d’offre de santé de la reproduction des adolescents dans ce pays, même si la demande reste toujours très importante. « La santé de la reproduction des adolescents et des jeunes parlons-en. Jogg jotna », a fait savoir Aïssata Ségolène Kodjo, membre de l’Alliance des jeunes, qui s’est réjouie de l’intérêt accordé à la santé des jeunes. Selon elle, « le Sénégal ne pourra s’engager dans l’émergence que lorsque tous les jeunes seront en bonne santé ». J’engage par ma voix tous les jeunes à se lever comme un seul homme pour leur propre santé, à travers cette campagne de communication », a-t-elle lancé.

Idrissa NIASSY

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