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REVUE VOLONTAIRE DE LA MISE EN ŒUVRE DES ODD Le Sénégal en plein dans le mire en 2018

À une semaine de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques prévue à Bonn, en Allemagne, des experts et techniciens sénégalais, sous l’égide du ministère de l’Environnement et du Développement Durable, se réunissent à Dakar du 25 au 26 octobre, pour discuter de la mise en œuvre des ODD relevant du secteur de l’environnement. L’occasion a été saisie par Henri Lô, Conseiller numéro 1 du ministre de l’Environnement, pour révéler que le Sénégal va mettre en place en 2018, sa première revue volontaire des ODD.

Depuis l’intégration des Objectifs de développement durable (ODD) en 2015, dans les programmes et plans nationaux de développement et, d’autre part l’adéquation des données disponibles, le gouvernement du Sénégal s’est inscrit dans une logique de renseigner, secteur par secteur, les indicateurs associés aux ODD, pour avoir une appréciation de leur situation de référence et de leur niveau de mise en œuvre aux niveaux national et local. C’est dans ce cadre que plusieurs rencontres ont été initiées en vue de définir une matrice de suivi des indicateurs des Objectifs de développement durable et d’apprécier le volume et la qualité des données et informations nécessaires pour leur renseignement. C’est ce qui est à l’origine de la tenue, hier, d’un atelier de deux jours (25-26 octobre 2017), à Dakar, réunissant des experts de plusieurs Directions du ministère de l’Environnement pour discuter de la mise en œuvre des Objectifs de développement durable relevant du secteur de l’environnement, notamment de la collecte des données, des statistiques qui doivent permettre de renseigner sur les indicateurs afin d’assurer un meilleur suivi desdits objectifs relevant du ministère de l’Environnement. Ceci, a permis à Henri Lô, Conseiller technique numéro 1 du ministre de l’Environnement et du Développement Durable de révéler que « le Sénégal va aller en 2018, vers sa première revue volontaire de la mise en œuvre des Objectifs de développent durable » afin de les mieux évaluer pour voir dans quelle mesure les projets d’investissement s’inscrivent dans la durabilité ou non. « Il s’agit d’énumérer tout ce qui a été fait en matière de foresterie, de lutte contre la pollution de l’air, le changement climatique, la pauvreté, de faire le point sur les résultats obtenus et les progrès accomplis sur les différents programmes », a-t-il expliqué. Avant de préciser : « C’est la durabilité qu’il est question de mesurer à travers des indicateurs qui sont beaucoup plus pertinents pour les mesurer en matière d’environnement ».C’était lors de l’atelier d’échange et de concertation sur l’état des lieux et le renseignement des indicateurs des ODD relevant du secteur de l’environnement qu’il s’est exprimait, tout en rappelant que tout ceci, doit porter sur la collecte de données environnementales permettant de mesurer la durabilité des programmes d’investissements et de développement mis en œuvre.
Pour Ramatoulaye Dieng Ndiaye, Secrétaire générale du ministère de l’Environnement, parlant au nom du ministre de tutelle, « nous devrons dégager des axes idoines permettant d’honorer les engagements de notre pays vis-à-vis de la communauté internationale, parce que notre pays est invité à présenter son rapport national volontaire au Forum politique des Nations Unies en 2018 ». Ce grand rendez-vous annuel portera sur le thème : « Transformation vers des sociétés résilientes et durables ». Selon elle, cet atelier vient à point nommé, car il permettra d’assurer un meilleur suivi des ODD en procédant, de manière participative et consensuelle, à un état des lieux sur la prise en charge et le suivi.

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