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PROCÈS DE KHALIFA SALL : Encore renvoyé jusqu’au 23 janvier

Le procès tant attendu du maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall et compagnie, a été encore une fois renvoyé jusqu’au 23 janvier prochain. Appelé ce matin devant le Tribunal spécial de grande instance de Dakar. Statuant en matière correctionnelle, le dossier a été renvoyé jusqu’à cette date précitée pour permettre aux avocats de la défense de recevoir les avis.

Les partisans et sympathisants du maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall devront encore patienter pour connaître ce qui lui sera réservé dans l’affaire de la caisse d’avance. Le procès du maire de Dakar et compagnie a encore été renvoyé au 23 janvier prochain. Appelé ce mercredi, devant le Tribunal spécial de grande instance de Dakar statuant en matière correctionnelle, le dossier a été finalement renvoyé à cette date pour permettre aux avocats de la défense de recevoir les avis.

Le juge Malick Lamotte a finalement adhéré à la demande de renvoi introduite par la défense. La nouvelle constitution d’avocats sénégalais et étrangers est à l’origine, obligeant le juge correctionnel à renvoyer pour une dernière fois l’audience, avec l’argument que des conseils des prévenus n’ont pas encore reçu les avis. C’était en présence de Khalifa Sall et de ses co-prévenus. Un nombre important d’avocats devra d’ailleurs plaider en faveur de ces derniers.

Venu en rescousse au maire de Dakar, Idrissa Seck, habillé d’un grand-boubou blanc immaculé, s’est prononcé à la presse pour apporter son témoignage. « Je suis voudrais tout d’abord exprimer toute ma désolation et toute ma tristesse qu’en 2018, le Sénégal offre à la face du monde un tel spectacle où un président la République manipule l’institution judiciaire pour écarter de la compétition électorale un adversaire redouté », a-t-il déclaré. Avant d’entrer au fond du sujet : « Le procès aujourd’hui est le procès de notre démocratie.

Le procès d’un président de la République, le procès d’un exécutif qui n’hésite pas à se servir de l’institution judiciaire comme d’une arme contre ses adversaires tout en étant aussi un moyen pour protéger les siens. C’est contre cela que tous les démocrates du pays et du monde entier doivent s’élever ». Selon l’ex maire de Thiès, « notre démocratie organise la séparation des pouvoirs et nous nous rendons compte qu’au Sénégal le président de la République manipule les institutions. Ce ne sont pas les propos d’un opposant ».
Pour rappel, des présomptions de détournement de deniers publics pèsent sur le maire de Dakar. Khalifa Sall et le Directeur administratif et financier de la Ville, entre autres ont été placés sous mandat de dépôt, par le juge du premier Cabinet d’instruction, après qu’on leur avait notifié des chefs d’inculpation de détournement de deniers publics, d’escroquerie portant sur des deniers publics et de faux et usage de faux en écriture publique et privée.

Idrissa NIASSY

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