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Présidentielle au Mali: Fin des Scrutins du deuxieme tours , un mort

Les Maliens ont participé dimanche 12 août au second tour de la présidentielle qui opposait Ibrahim Boubacar Keïta à Soumaïla Cissé et a été marqué par des accusations de fraude et des violences au cours desquelles un agent électoral a été tué.

Les bureaux de vote n’ont pas connu de forte affluence dimanche pour le second tour de l’élection présidentielle au Mali, selon des journalistes de l’AFP et des observateurs, qui évoquaient une météo pluvieuse, les risques de violences ou encore le manque de suspense. Ils ont commencé à fermer à 18h heure locale et les opérations de dépouillement ont débuté.

Les résultats de ce scrutin, le deuxième depuis l’intervention française contre les jihadistes dans le nord du pays en 2013, sont attendus dans les quatre ou cinq jours.

Le vainqueur du duel entre le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta, dit “IBK”, et l’opposant Soumaïla Cissé, entrera en fonction début septembre, avec la lourde tâche de relancer l’accord de paix conclu en 2015 avec l’ex-rébellion à dominante touareg, dont l’application accumule les retards

Un président de bureau de vote tué

L’élection, déterminante pour l’avenir du Sahel, a été émaillée de violences, dont la plus grave a eu lieu au sud de Tombouctou (nord), dans la localité d’Arkodia où le président d’un bureau de vote a été tué par balles par des jihadistes présumés, venus “interdire le vote”.

Dans cette même région, où les groupes islamistes frappent régulièrement face à un État absent, “des hommes armés sont venus et ont emporté tout le matériel électoral au bord du fleuve et l’ont incendié”, a dit un habitant du village de Kiname.

La “menace sécuritaire” a ainsi empêché ou perturbé le vote dans “au moins une centaine” de bureaux, selon les quelque 2 000 observateurs du Pool d’observation Citoyenne du Mali (POCIM). Au premier tour, le 29 juillet, quelque 250 000 Maliens n’avaient pas pu voter en raison des violences.

Cette fois, quelque 36 000 militaires maliens, soit 6 000 de plus qu’au premier tour, étaient mobilisés pour sécuriser le scrutin avec l’aide des Casque bleus de la Minusma, des forces françaises de l’opération Barkhane et, dans le Nord, où l’État est peu ou pas présent, de groupes armés signataires de l’accord de paix.

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