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POUR RENFORCER LE CADRE DE PARTENARIAT DES FEMMES : La constitution d’un réseau d’affaires professionnel, une exigence

M. Abdel, Kader Ndiaye, vice-président de la CCIAD et Pr. Aminata Sall Diallo, administrateur général du Programme sénégalais pour l’entreprenariat des Jeunes (PSEJ), ont procédé ce vendredi 15 avril 2022 à la clôture de la session de formation de cinq jours, initiée par l’institution consulaire en collaboration avec ledit programme en faveur de 100 femmes, cheffes d’entreprise et de Gie. Ainsi la constitution de réseau d’affaires professionnel devient une exigence pour l’élargissement du cadre de partenariat des femmes.

Selon Pr. Aminata Sall Diallo, Il s’agit d’une session de formation qu’ils déroulent en partenariat avec des chambres de commerce depuis déjà 4 ou 5 mois.  Et ils ont eu à faire le tour dans toutes les régions du Sénégal pour former les femmes, cheffes d’entreprise sur plusieurs thématiques, des thématiques très importants comme la recherche de financement, tels que l’emballage, la création d’entreprise, l’accès aux marchés publics.

« Ce que nous voulons, c’est d’avoir un réseau d’affaire qui est un réseau très professionnel qui soit inclusif, en milieu urbain, en milieu rural. Je voudrais inciter sur un point, c’est le suivi, il ne s’agit pas d’une simple formation où les gens vont partir avec des connaissances qu’elles pourront appliquer. Je pense que le plus important, ça, nous l’avons entendu par la représentante, ces femmes ont besoin d’être soutenues par le gouvernement du Sénégal à travers le programme sénégalais pour l’entreprenariat des jeunes mais également par la chambre de commerce dont les missions, c’est de former et d’accompagner », avance l’administrateur du PSEJ.

Elle estime, être heureuse que le Programme Sénégalais pour l’Entrepreneuriat des Jeunes (PSEJ) ait initié ces sessions de formation en partenariat avec la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture de Dakar, en vue de renforcer les capacités techniques des unités économiques locales avec comme finalité la constitution d’un réseau d’affaires professionnel, dynamique, inclusif et bien structuré.

M. Diallo précise que la réalisation de l’incubateur agroécologique contribue ainsi à l’émergence d’une économie moderne basée sur une agriculture numérique et inclusiveen vue de permettre aux jeunes hommes et femmes, d’avoir les moyens d’accroître leurs revenus dans les filières porteuses de croissance et offrant des opportunités d’emplois viables.

« Au-delà de ce programme de formation, le PSEJ entend également renforcer son cadre de partenariat avec le réseau d’affaires et à ce titre, nous comptons, grâce à la collaboration avec les services de la CCIAD, vous accompagner dans la formalisation juridique et administrative de vos activités », renchérit Mme Diallo.

Selon elle, il s’agira également de mettre en place un Projet de Bourse de production agricole en lignepropre au réseau d’affaires en vue de faciliter l’écoulement des récoltes, d’améliorer la sécurité alimentaire, de permettre aux petits exploitants d’avoir accès aux informations concernant les marchés agricoles et les prix pratiqués.

Quant à M. Abdel, Kader Ndiaye, vice-président de la CCIAD, il avance : « Le défi majeur des femmes, c’est l’emploi, le défi qu’on a évoqué au début, c’était l’accès aux crédits mais, c’est l’employabilité des femmes, surtout les orienter vers des  activités rentables qui puissent soutenir  leur développement. L’enjeu, c’est de regrouper les femmes en réseau d’affaire, cette solidarité et des renforcements de capacités, élever leur niveau de formation, renforcer des outils qui leur permettent d’accéder aux marchés, au financement ».

M. Maïmouna Diagne, présidente plateforme africaine pour l’autonomisation des femmes, martèle : «Nous avons mobilisé 100 femmes, cheffes d’entreprise, des présidentes d’association, présidentes de Gie pour les cinq jours de formation. Les femmes ayant subi cette formation, vont dupliquer cette formation. Bien vrai qu’on forme les femmes mais la plupart du temps, c’est des formations dont elles n’ont pas besoin. Il est temps qu’ils descendent pour savoir les besoins réels des femmes. Quand on aide quelqu’un, il faut l’aider dans ce dont il a besoin. Les femmes n’ont pas besoin de formation généraliste.  Il faut des enquêtes de terrain pour connaître les véritables besoins des femmes ».

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