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POUR LA PROMOTION DE LA SANTÉ DE LA MÈRE ET DE L’ENFANT : Des acteurs du système national de la sous-région en conclave au Ghana pour une meilleure utilisation des résultats de la recherche

L’Afrique de l’Ouest dont les moins de 15 ans représentent 40 % de la population tarde à mettre une politique commune pouvant protéger la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent. Pour ce faire, des acteurs du système de santé de six pays de la sous-région se réunissent au Ghana (Accra) pour échanger et acquérir des compétences en leadership et en changement des politiques publiques.

La République du Ghana accueille depuis hier et jusqu’au 09 août 2019, le Programme d’école bilingue (Anglais et Français) de la mi-année et de la nouvelle année en Afrique de l’Ouest (COMCAHPSS) sur les « Systèmes de la politique de santé et le bien-être de la femme, de  nouveau-né,  de l’enfant et de l’adolescent ». Ce colloque axé sur le « leadership, le changement de politique de santé publique et plaidoyer », regroupe des équipes pays de la sous-région de l’Afrique de l’Ouest notamment le Sénégal, le Ghana, le Burkina Faso, le Niger, la sierra Léone et la Côte d’Ivoire pour les capaciter à pouvoir aider à une meilleure utilisation des évidences issues de la recherche, dans le cadre de la lutte contre les maladies fragilisant la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent. Ainsi, ces acteurs du système national de santé une fois formés, pourront être des relais avec les chercheurs pour aider à ce que les résultats qui sortent de la recherche puissent être bien compris par les décideurs. Mais aussi, cela va servir à éclairer les décidions qui sont prises par ces derniers, dans le cadre de la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent. Selon Dr Samba Cor Sarr, membre  du Comité des conseillers du projet de recherche développement sur la santé de la femme, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent, et de l’équipe du Sénégal qui est en sa première participation, l’objectif de ce programme qui sera déroulé sur 2 ans et 06 mois à travers différents modules, est de cibler des individus dans les institutions pays et les encourager à travailler ensemble en tant que des équipes de pays plutôt qu’en tant que des individus isolés. « Il vise également à les aider à acquérir des compétences en leadership, en changement des politiques publiques, en communication, en élaboration et en mise en œuvre d’un plaidoyer éclairé par des données probantes et sensibilisé à l’éthique », a-t-il déclaré. Ce qui permettra à l’école de la mi-année de se concentrer durant une semaine sur la facilitation du développement et du renforcement du leadership personnel, d’équipe, opérationnel et stratégique pour adresser l’établissement, la formulation, et la mise en œuvre de politique de santé pour le bien-être de la femmes, du nouveau-né, de l’enfant  et de l’adolescent dans les systèmes de santé des pays. Parlant de la politique publique de santé du Sénégal, ce dernier de faire savoir qu’il se porte bien et qu’au pays de la « Téranga » ces dites politiques publiques vont orienter l’action sur les problèmes les plus aiguës qui touchent la communauté. « Notre politique de santé est surtout orientée sur l’équité dans l’organisation et l’offre de service de santé », renseigne-t-il. Avant de préciser que « l’équité dans son application vise à faire en sorte que les groupes les plus vulnérables puissent être protégés, être aidés à accéder à des services de qualité ». Ce qui fait qu’aujourd’hui, explique-t-il, que l’axe centrale de la politique de santé est orienté sur « la réduction du paiement direct et la promotion de celui collectif à travers les mutuelles de santé », mais également un système « d’assurance » maladie qui amène l’usager à contribuer pour sa santé, tout en cultivant « l’épargne sanitaire ».

Idrissa NIASSY depuis Accra

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