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PERMANECE DE L’APR SUR LA VDN Les handicapés interdits de la salle de réunion

Après avoir vu leur demande d’occuper la salle de la permanence sur la VDN refoulée, les handicapés membres de l’Alliance pour la République (Apr) étaient dans leurs états. Et quant à la raison avancée pour justifier ce refus, Toumany Camara le président du mouvement lâche : « M. l’administrateur adjoint, en l’occurrence M. Sana Camara nous a dit qu’on ne vous donne pas la salle. Nous n’avons pas affaire à des handicapés… ».

Ce qui se passe dans l’Alliance pour la République (Apr) est inexplicable. Samedi dernier, en ce début d’après-midi, il fait excessivement chaud dans la capitale. Les rares personnes qu’on pouvait apercevoir aux abords de la permanence de l’Apr, exception faite pour les personnes venues à la cérémonie d’â côté, sont les membres du mouvement des handicapés du parti du président Sall. Composés principalement d’hommes et de femmes sur des chaises roulantes ou en béquilles, ces membres se tournent les pouces dans l’espoir de voir où tenir leur réunion, la salle de leur permanence leur étant interdite. « Ce n’est pas la première fois qu’on nous refuse la salle. Il nous est arrivé de nous exposer sous le soleil pour tenir nos conférences de presse et nos réunions, face aux regards des passants qui se demandaient pourquoi on ne pouvait nous aménager une place dans la permanence. Et pourtant nous sommes des membres de l’Apr au même titre que les autres. C’est le fait d’être handicapé qui nous a porté ce préjudice. Et à chaque fois, quand on demande l’autorisation d’occuper la salle, le motif évoqué pour justifier le refus n’est pas mentionné dans la lettre et oralement, Sana Camara nous demande d’aller voir ailleurs, vous n’avez pas votre place ici. Allez où vous voulez, faîtes ce que vous voulez, on ne vous donnera pas la salle », soutient le président Toumany Camara, entouré des responsables du mouvement dont Moussa Touachy, Abou Soumaré et les femmes en chaises et béquilles. Cette situation, où des personnes vulnérables sont victimes de discrimination et de stigmatisation, contraste avec l’édiction du Président de la République de faire de 2018, une année sociale. C’est dans ce cadre, que ces handicapés républicains demandent l’intervention du chef de l’Etat s’il les considère encore comme membres de sa famille. « Nous exigeons l’arbitrage rapide du chef parce que nous souffrons dans notre chair cette forme de stigmatisation », dénoncent ces « apéristes » rejetés par leurs responsables de même parti. Injoignable à l’heure où nous parlions, Sana Camara est libre d’apporter sa version s’il le juge nécessaire.

 

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