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Oustaz Alioune Sall prend le contre-pied de Aly Ngouille : « Dans les mosquées, le nombre de personnes peut aller jusqu’à 40 ou 50… »

Après la sortie du ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, limitant la prière à 12 personnes dans les mosquées, avec la réouverture des lieux de culte, Oustaz Alioune Sall, prêcheur attitré de la radio Sud Fm, a pris ce mercredi 13 mai 2020, le contre-pied de ce dernier, en faisant savoir que le nombre de personnes peut évoluer jusqu’à 40 ou 50 personnes selon la superficie de la mosquée et selon le respect les mesures édictées par les services du ministère de la Santé. « Il suffit de respecter la distanciation et les mesures barrières », a-t-il clairement dit. Avant de poursuivre : « La maladie persiste. Donc respectons la distanciation, comme le veut l’islam afin de vaincre la pandémie ».Oustaz Alioune Sall s’exprimait lors de la cérémonie d’ouverture de la Journée de partage et de validation de l’argumentaire religieux islamique, dans le contexte de la Covid-19 organisé par le Service national de l’éducation et de l’information pour la santé (Sneips). Cette rencontre a regroupé des familles religieuses et des associations islamiques pour mieux lutter l’expansion de la pandémie.Pour mieux respecter les mesures barrières, avec la réouverture des mosquées, Oustaz Alioune Sall en tant qu’imam d’une mosquée avait tenu une réunion avec tous les fidèles de son quartier. De cette réunion avec les fidèles, six mesures phares sont retenues pour avoir axé à la mosquée. Il s’agit du port de masque, de venir avec une natte de prière, de se laver les mains, avant d’y mettre du gel hydro-alcoolique et la prise de la température. « Celui qui ne porte un masque, où n’amène pas une natte de prière avec lui pouvant faciliter la distanciation, où refuse de laver les mains et d’y mettre du gel hydro-alcoolique et ne veut pas qu’on prenne sa température, ne doit pas entrer dans la mosquée », a-t-il déclaré. De l’avis de celui qui intervient à la télévision nationale RTS, notamment le mois de ramadan, « si toutes ces mesures sont respectées, les cinq prières peuvent être appliquées normalement. Et nous pouvons même prier tous les vendredis, ainsi que la Korité dans les mosquée ». Revenant sur la rencontre du jour, ce dernier de d’annoncer que si les religieux et les spécialistes en santé unissent leurs forces, la pandémie de Covid-19 qui se propage dangereusement au Sénégal, pourrait être vaincue rapidement. Car, précise le prêcheur : « Il y a des gens qui préfèrent nous écouter en tant que religieux, et d’autres les médecins sur la prévention de la Covid-19 ».  Pour lui, ces genres de rencontres doivent être multipliées dans ce pays afin qu’ils puissent partager et échanger leurs expériences pour le bénéfice de la population.« Ce document qui sera validé aujourd’hui, donne une réponse argumentée, religieuse à ce débat qui souvent est sous-tendu de beaucoup de passion entre ceux qui savent et ceux qui ne savent afin de permettre à notre pays de sortir de cette crise », a expliqué Imam Ousmane Ndiaye, conseiller en communication. Même si cette réunion est venue un peu tard, après deux mois de l’apparition du virus au Sénégal, ce dernier de faire savoir qu’« il n’est jamais tard de corriger et de mieux faire » pour armer les religieux à mieux comprendre cet argumentaire et mieux lutter contre cette pandémie.Pour le Directeur du Sneips, Dr Ousmane Gueye, et président de la commission engagement communautaire du Cnge, après avoir salué les religieux, est revenu sur cette journée aussi importante dans le cadre de la lutte contre la Covid-19. « Comme la maladie a montré un nouveau visage, avec la transmission communautaire, il est fondamental que la communauté qui ne peut pas se faire en dehors des religieux, soit saisie de la question, mais qu’elle connaisse les risques et s’approprie de nos stratégies et de nos plans d’action », a-t-il déclaré. 
Idrissa NIASSY

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