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MORTALITÉ MATERNELLE : « La plus grosse violence basée sur le genre », selon Bigué Ba Mbodji

L’Association nationale des sages-femmes d’État du Sénégal, dans le cadre de la Journée internationale de la femme, a décidé de la célébrer à sa manière en organisant une journée de renforcement des compétences de certaines de ses membres. Mais aussi, c’est une occasion pour la présidente de ladite association d’alerter sur le manque criard de personnel de santé, mais aussi sur la mortalité maternelle qu’elle considère comme la plus grosse violence basée sur le genre.

La mortalité maternelle est la plus grosse violence basée sur le genre. Seules les femmes meurent en donnant la vie. Cette amertume est de la présidente de l’Association nationale des sages-femmes d’État du Sénégal (Ansf), Bigué Ba Mbodji. Une raison pour elles d’apporter leur pierre à l’édifice pour que plus jamais une femme ne perde la vie en la donnant. « Les sages-femmes doivent être les partenaires des communautés. Cette année, nous luttons pour que les femmes puissent accéder à des services de qualité quelque soit l’endroit où elles se trouvent, car les premiers déterminants c’est la prise de décision à aller recourir à des services de santé », a-t-elle déclaré.  Mais, ceci ne passera que le renforcement des compétences de leurs membres. Ce qui l’objet de la tenue d’une journée de renforcement des compétences qui réuni plus de 75 sages-femmes venant de toutes les régions et de toutes antennes de districts à Dakar et les membres du bureau élargi sur les soins respectueux qui seront orientées. Une démonstration sur l’accouchement a style libre sur mannequin sera effectuée également durant cette formation. Cette dernière a profité de la cérémonie d’ouverture à cette rencontre pour lancer un plaidoyer envers les autorités étatiques pour un renforcement de l’effectif, parce que, dit-elle, « si on veut que les sages-femmes puissent être au devant de scène, pour qu’elles puissent apporter leur soutien, leur accompagnement, mais également des services qualité à toutes les femmes, il faudrait qu’on recrute le maximum de sages-femmes ». Selon la présidente de l’Ansf, le Sénégal est l’un des rares pays au monde, où on voit des sages-femmes qui sont formées, qui sont diplômées et qui continuent de chômer, alors qu’il y a un manque criard de personnel dans certains districts. Ce qui est déplorable. Mais aussi, elle lance un appel pour que la formation de base soit revue pour que les sages-femmes qui sortent de l’école puissent être opérationnelles dès leur sortie, tout en renforçant le plateau technique pour leur permettre de donner les soins nécessaires à toutes les femmes quelque soit leurs conditions et leurs lieux d’habitation. Cette journée est aussi pour elles une occasion de  réfléchir sur comment les sages-femmes pourront jouer leur partition en se positionnant comme les défenseuses des droits des femmes. « Cette année nous choisi de discuter de la place de la sage-femme dans la lutte contre les violences basées sur le genre par le nombre de soins maternels et néonatales  de qualité », a-t-elle précisé. « Offrir des soins maternels et néonatales respectueux et de qualité », est le thème choisi pour cette journée organisée en collaboration avec la Jica.

Pour M. Kato, représentant de la Jica, l’agence souhaite magnifier la femme à travers le renforcement des capacités des sages-femmes d’État sur les soins respectueux et l’accouchement à style libre. Une décision magnifiée par Dembo Guirassy, chef de la Division de la santé de la mère et de l’enfant au ministère e de la Santé, pour dire que les autorités étatiques ont pris la décision d’améliorer davantage le taux de mortalité.

Idrissa NIASSY

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