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L’ENTREPRENEURIAT FÉMININ EN AFRIQUE : « UNE MINE D’OR INEXPLOITÉE » !

Nouvelle Parution : Ibrahima Théo LAM honore les femmes africaines en ce mois de mars 2020.

Éditions l’Harmattan, paru le mardi 03 mars 2020 à Paris et en Afrique francophone.

Préface : Dr. Justice Coulidiatou KIELEM, Directrice générale de l’Entrepreneuriat féminin du Burkina-Faso / Postface : Mahédié OUTMAN ISSA, ancienne ministre du Tchad.

Ce livre est une occasion pour l’auteur de démontrer que le travail de la femme africaine s’accomplit à longueur de journée. Debout aux aurores, elle est la dernière à se coucher et ne lamente « jamais ». Elle planifie et exécute des tâches quotidiennes pour répondre aux besoins de sa communauté. Pour Ibrahima Théo LAM, ce travail bien fait au quotidien mérite d’être apprécié et reconnu à sa juste valeur pour donner à l’Afrique un nouveau visage. « Malheureusement, ce fantastique rôle de la femme africaine est considéré dans la société comme une simple activité normale pour administrer et gérer le foyer a t-il soutenu.

Monsieur LAM estime que le côté entrepreneurial, les résultats obtenus, les retombées économiques…, ne sont guère étudiés ni reconnus de façon scientifique. En outre, on note peu de reconnaissance à leur endroit et à cela s’ajoute une absence totale de considération de leurs actions. Si nous prenons l’exemple de la femme rurale en Afrique, on constate qu’elle a les mêmes attributs que la femme professionnelle au sens moderne du terme. De même que celle qui reçoit un prix d’excellence ou celle qui a réussi un concours, entre autres. La femme rurale réussit plusieurs concours dans sa journée de travail. C’est naturel et spontané pour elle. Toutes ces raisons ont poussé l’auteur à s’indigner et à vouloir porter plus haut le combat pour attirer l’attention des autorités africaines sur la nécessité d’accompagner l’entrepreneuriat féminin, pour assurer l’émergence effective des territoires.

Résumé :

L’entrepreneuriat féminin en Afrique : ‘’Une mine d’or inexploitée’’ ! aborde la thématique de l’entrepreneuriat et du leadership des femmes en Afrique et se positionne comme un outil méthodologique destiné aux acteurs clés du secteur pour une meilleure appréciation des retombées, enjeux et perspectives. C’est également un moyen pour l’auteur d’exprimer sa profonde gratitude aux femmes entrepreneures africaines à travers leur poids représentatif dans la création des richesses du continent.

Ce livre a nécessité plusieurs voyages en Afrique, la participation à des séminaires et rencontres sur l’entrepreneuriat des femmes ainsi que sur le leadership féminin, des entretiens avec des responsables africains de la promotion de l’entrepreneuriat des femmes et des décideurs pour avoir des avis transversaux.

Une série d’interviews de 28 femmes africaines dans 16 pays de la sous-région (Côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Guinée Équatoriale, Mali, Congo Brazzaville, Niger, Bénin, Gabon, Sénégal, Tchad, Burkina-Faso, Mauritanie, Guinée Conakry, Nigéria, Cameroun), tous parcours confondus (allant de la chômeuse à l’entrepreneure en passant par l’étudiante), a enrichi le débat des sept chapitres et donne au livre un caractère collégial. J’ai donné la liberté aux femmes interrogées de se prononcer comme elles le souhaitaient et sans restriction. J’ai repris intégralement leurs propos comme convenu lors des entretiens effectués.

Donc ce livre est loin d’être une pensée unique, c’est une vision personnelle à laquelle il faut ajouter les vœux des principales concernées. Sa rédaction a fait l’objet de réflexion, d’étude, d’analyses documentaires et de rencontres.

Contenu

« Les femmes africaines se lèvent, marchent, se courbent, s’accroupissent, s’agenouillent, courent, pleurent, rient, chantent, consolent, caressent, nourrissent, enfantent. Leurs actions sont plus nombreuses que leurs démissions. Leurs combats sont aussi durables que leurs victoires. Elles savent se relever coûte que coûte, elles connaissent sans l’avoir appris le prix d’une vie. Le prix du sang, celui de l’enfant mis au monde, celui de la souffrance muette qui revient toute une vie, la solitude méditative entre soi et le Créateur, quand tout est trop lourd pour les mots ».

D’une manière générale, la femme africaine est mère de quatre à cinq enfants en moyenne. En plus de sa qualité de capitaine d’équipe, elle assure la gestion quotidienne des différentes occupations de la maison et les besoins des membres de la famille. Elle joue un rôle central dans l’équilibre de la communauté, apaise les foyers de tensions et apporte de la bénédiction à travers ses actes remarquables. Dans certaines familles, le manque de moyens incite la femme africaine à s’engager dans un processus entrepreneurial et le plus souvent, dans une activité informelle. Elle démarre ses propres affaires à travers de maigres économies. Malgré la précarité du statut que la société lui a collé, la femme africaine mobilise des énergies positives en silence et crée diverses opportunités pour apporter une contribution significative sur tous les plans de la vie l’Homme.

D’après mes recherches sur les questions liées à l’entrepreneuriat et au leadership féminin, j’estime que la place qui est attribuée à la femme africaine est négligeable au vu de sa contribution au bien-être de toute une génération. Leurs potentialités entrepreneuriales sont sous-estimées et cette situation se traduit par un manque à gagner pour nos économies.

Cet ouvrage veut sensibiliser les acteurs avertis sur les nouvelles pratiques à prendre en considération pour permettre à la femme africaine de jouer pleinement son rôle de soutien dans les initiatives de développement économique. Il est composé de sept (7) chapitres et le contenu renseigne le lecteur sur cinq (5) axes principaux : (i) l’écosystème entrepreneurial des femmes africaines, (ii) la contribution de l’entrepreneuriat féminin en Afrique, (iii) les obstacles et les défis à relever pour placer la femme africaine au centre du développement économique du continent, (iv) des recommandations formulées à l’endroit des jeunes filles qui souhaitent se lancer dans une aventure entrepreneuriale, (v) des propositions de pistes d’analyse pour approfondir les solutions disponibles et appliquées sur le terrain.

Dans ce livre, j’invite le lecteur à ‘’découvrir’’ que la parole de la femme gagnerait à avoir un écho plus équitable, face à celle de l’homme. Dans un foyer africain, quand tout va bien – entendez : enfants en bonne santé et bien élevés, mari bien portant et prospère –, c’est au mari que vont les éloges de ce bonheur tranquille… Mais quand il y a un problème, la coupable est toute désignée en la personne de la femme, épouse sans doute quelque part fautive, à un niveau ou à un autre. C’est donc une pression silencieuse constante à laquelle est soumise la ménagère qui, malgré les embûches, est fière de sa place et bataille pour ne la céder à personne.

Que peut-on retenir en conclusion ?

Qu’elles soient entrepreneures, employées ou ménagères, au quotidien, les femmes africaines se montrent braves et dévouées dans toutes les épreuves de la vie. Je sais bien qu’elles sont aussi imparfaites que le sont les hommes, mais mon parti pris est de mettre en avant leurs qualités, qui contribuent jour après jour au bien-être de l’humanité, et leur participation à la construction de nos pays. Leurs efforts cumulés représentent une part non négligeable des richesses produites dans les différents pays du continent. Malheureusement, l’évaluation de leur part dans les comptes nationaux ne reflète pas la réalité du terrain. Leurs apports à tous les niveaux sont souvent sous-évalués. En plus de leur participation effective sur le plan économique, les femmes africaines mobilisent d’énormes énergies à longueur de journée à travers des activités réelles pour satisfaire les attentes de la famille et de la communauté. À titre d’exemple, les femmes en milieu rural qui travaillent dans les champs de leur mari passent beaucoup de temps dans les phases de production et de récolte. Ces temps de travail précieux sont non rémunérés et produisent de la valeur réelle dans l’économie africaine.

Chères femmes du continent africain,

Honneur à vos qualités, à vos dépassements, à vos combats, à vos échecs et à vos victoires. Vous êtes souvent dans l’ombre, durant toute votre vie, polyvalentes sous le poids des traditions, de vos convictions, de votre humilité, de votre timidité, de la violence ambiante que vous subissez et de vos contributions effectives au rayonnement de l’identité africaine.

Bravo et bonne suite dans la construction de nos territoires.

Ibrahima Théo LAM

E-mail : lamtheo79@yahoo.fr

Téléphone : 0033 6 10 87 96 13

Militant engagé pour la cause des femmes d’Afrique.

Auteur de plusieurs ouvrages sur l’entrepreneuriat, le développement personnel et le leadership des femmes et des jeunes en Afrique :

-Entreprendre en Afrique : les clés de la réussite. Préface : ‘Regretté’ Amath DANSOKHO, Ancien ministre / Postface : Seydou GUÈYE, Ministre.

-Comment entreprendre en Afrique ? Balises du porteur de projet de création d’entreprise. Préface : Dr. Alain CAPO CHICHI, Sérial Entrepreneur, Côte d’Ivoire / Postface Cheikh Ahmed Tidiane BA, Haut fonctionnaire de l’Etat du Sénégal, ancien DGID.

-Le Plan Sénégal Émergent, Prospective territoriale, Opportunités d’auto-emploi pour les femmes et les jeunes. Préface Mamadou GAYE, Enseignant PHD / Postface : ‘Regretté’ Thierno Bocar TALL, Ancien PDG de la SABER, Togo.

-Lettres à la jeunesse africaine : Développement personnel. Préface Reckya MADOUGOU, Ministre Bénin / Postface Thione NIANG Sérial Entrepreneur

-Entreprendre en milieu éducatif africain : expérience tirée du cas malien. Préface Boubacar Alpha BAH Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation (Mali) / Postface Abdoulaye DIAWARA, Sérial Entrepreneur, Président de la chambre de commerce de Sikasso.

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