A LA UNEsociete

JOURNEE INTERNATIONALE DES MIGRANTS : Les Ong tirent la sonnette d’alarme sur la féminisation de la migration

Comme chaque année, le 18 décembre  la communauté internationale célèbre la journée internationale des migrants. Cette année encore, le Réseau migration et développement du Sénégal (Remidev) a célébré ladite journée sous la thématique : «  2006-2020 : gouvernance de la migration, migration irrégulière, mobilisation des Osc  pour une migration sûre, respectueuse des droits humains. Quelles leçons tirer ? ». Ils tirent la sonnette d’alarme sur la féminisation de la migration.

 « Les populations qui migrent, font face à des difficultés, elles vulnérables surtout les femmes. Comment faire pour que ces populations soient résilientes, c’est d’abord créer les conditions pour  leur reconnaissance. Ceux qui voyagent souvent, ils perdent leur papier. Nous avons remarqué que la migration se féminise davantage, il faut que les femmes qui sont avec les enfants soient protégées. Nous encourageons les Etats à régulariser ces femmes afin qu’elles puissent avoir les papiers qu’il faut pour avoir le logement, accéder à sécurité sociale », avance M.Zakaria Sambakhé, Directeur d’Actionaid.

Selon M. Sambakhé la migration est un droit, d’abord au niveau international, il y  a des textes, la convention internationale des droits de l’homme et des peuples qui le garantit à son article 13.

« On appelle les Etats à davantage respecter leur engagement parce qu’on ne peut pas faire de deux poids, deux mesures, respecter les engagements et permettre à qu’on puisse travailler à ce qu’on  respecte d’abord au niveau des pays les droits des personnes résidents pour qu’on puisse renforcer les droits de ces migrants-là », dira M. Sambakhé.

Et M. Sambakhé de rajouter : «  Il faut permettre à ce que les politiques puissent les intégrer et dans les programmes et projets afin que la  migration ne soit plus considérée comme certains le disent comme un problème mais que la migration soit considéré comme un  élément développement parce que nous avons tous remarqué les transferts des migrants constituent une bouffée d’oxygène pour les populations du Sénégal et en Afrique. Les études ont montré que 80% des migrants migrent au niveau des pays africains autrement dit, c’est moins de 15% qui migrent à l’extérieur ».

Selon M. Sambakhé,  On a le droit de migrer mais il faut essayer de créer des conditions.

«  C’est pourquoi nous appelons que les politiques migratoires soient une politique qui met au centre l’humain. Donc, on va partir de l’humain et revenir à l’humain, c’est pourquoi, nous appelons à l’Etat et à la communauté internationale à accorder beaucoup plus d’importance au droit de l’homme, c’est le respect des droits de l’homme qui permettra des conditions favorables l’immigration dite immigration sûre », dira-t-il.

Quant à Mme Gueye Haby Sarr, coordonnatrice du réseau Migration Développement régulière, elle avance : « Il y a des études qui ont été faites même au niveau de l’Ansd, dans leurs études, on constate que presque les 80% des migrants se font à l’intérieur de l’Afrique. Et même en dehors de l’Afrique si vous regardez bien,  depuis certaines années, c’est au niveau du Moyen Orient que les migrants vont. Il en a qui vont en Europe ».

Selon Mme Gueye, Depuis 2003, chaque année, ils célèbrent cette journée internationale des migrants.

« Nous sommes dans un réseau. Notre crédo, c’est la promotion et la protection des droits des migrants. Nous avons une charte, nous avons des principes sur lesquels, nous fonctionnons que la migration est un droit. Même s’il y a des règles, je pense que le principe de droit doit primer sur les règles qui sont érigées par ailleurs dans le monde. Notre mission, c’est l’information, la sensibilisation mais aussi le plaidoyer au niveau de nos autorités », dira-t-elle.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *