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JEUNESSE ET VIOLENCE 175 millions F CFA pour lutter contre ce fléau dans deux communes de Dakar

Le gouvernement canadien, de par son Centre de recherche pour le développement international (CRDI), a décidé, en partenariat avec l’Institut africain de gestion urbaine (IAGU), d’accompagner la ville de Dakar, dans le cadre de la lutte contre la violence chez les jeunes. Ce projet pilote d’un montant de 175 millions F CFA, s’active dans deux communes de Dakar dans la recherche-action sur la violence.

Pour mieux faire face à la violence dans la ville de Dakar, un projet pilote d’un montant de 175 millions F CFA est mis en place dans les communes des HLM et de Gounasse pour faire face à la violence et à toutes ses formes. Mais, cela passera inéluctablement par la recherche. Raison pour laquelle, le Centre de recherche pour le développement international (CRDI) du gouvernement canadien a décidé d’accompagner, en partenariat avec l’Institut africain de gestion urbaine (IAGU), la capitale sénégalaise, avec ses 19 communes, dans la lutte contre la violence chez les jeunes. Ce projet qui est dans sa phase pilote a déjà démarré depuis six mois dans les deux communes précitées et va se focaliser sur la recherche participative, mais aussi la recherche-action, qui est celle issue des politiques d’intervention. Cette recherche à fonds d’aide, va durer trois ans et regroupe beaucoup de chercheurs et d’universitaires, mais également des acteurs de la population. « Nous allons faire des recherches, formuler des politiques, et nous allons accompagner aussi la commune dans le cadre de la lutte contre la violence chez les jeunes », a déclaré Dr Oumar Cissé, Directeur de l’IAGU, qui est une structure qui travaille sur les questions urbaines, sur l’environnement urbain sur la culture urbaine, sur la gouvernance urbaine, la pauvreté urbaine depuis plus de 25 ans. Ce dernier a fait savoir que le projet s’active beaucoup sur la recherche surtout celle participative, mais aussi la recherche-action, en analysant les facteurs, les réponses pour arriver à des résultats beaucoup plus efficaces d’éradication ou de résilience par rapport à la violence chez les jeunes. « Dans le cadre de la violence on incrimine souvent beaucoup de facteurs telle que la pauvreté qu’il faut réellement vérifier pour voir si c’est une réalité, la non implication des jeunes dans les affaires de la cité, un facteur de ménagement, de promiscuité dans les maisons pour essayer de comprendre ce qui motive cette couche dans ses pratiques odieuses », a-t-il estimé. Avant d’être plus explicite : « Il faut voir au fond ce que les jeunes manquent et faire des interventions avec les autorités administratives en place, comme le commissariat de police. C’est ce qui sera à l’origine de nos recherches ». « Pour les jeunes qui ne participent pas à la violence, il est aussi bon de savoir pourquoi ils ne participent pas à ces scènes de brutalité », note-t-il. Le Directeur de l’IAGU s’exprimait le samedi dernier lors d’un forum tenu sur l’esplanade de la commune des HLM sur « la lutte contre la violence chez les jeunes à Dakar », où il a annoncé qu’un ouvrage sera produit dans deux ans dans le cadre de ce projet et sera disponible au plan international. « Mais aussi, des publications se feront, des ateliers, des rencontres d’information sur les deux communes, tout en participant à beaucoup d’événements à l’international », dira-t-il.
Pour Babacar Diop, point focal du programme de lutte contre la violence chez les jeunes au niveau de Dakar, une nette réponse contre ce fléau sera trouvée à l’issue de ce projet. « Nous espérons que ce programme va nous pousser davantage à résoudre ce phénomène connu de partout », a-t-il dit. Au niveau des HLM, la commune a eu à intervenir sur beaucoup points, comme l’éclairage public, la voirie, l’appui des Asc, l’insertion des jeunes pour essayer d’éradiquer ce fléau.

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