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INTERNET EN AFRIQUE : Plus de 840 millions de personnes n’ont pas accès à une connexion fiable et abordable

D’après l’Internet Society, l’Afrique subsaharienne connaît la plus forte croissance de la pénétration de l’Internet dans le monde, passant de moins de 1 % en 2000 à 30 % en 2020. Et entre 2019 et 2021 l’utilisation d’Internet en Afrique a bondi de 23%.  Toujours d’après le communiqué parvenu à notre rédaction, malgré cette croissance remarquable, la couverture de l’Internet reste insuffisante : plus de 840 millions de personnes n’ont pas accès à une connexion fiable et abordable. 

D’après toujours d’après le document susmentionné, au moment où l’internet Society (ISOC), célèbre son 30e anniversaire en tant qu’organisation mondiale à but non lucratif défendant le principe d’un Internet ouvert et connecté au monde entier, l’organisation appelle à intensifier les efforts pour favoriser le développement de l’Internet dans toute la région africaine. Au cours de la Conférence mondiale de développement des télécommunications (CMDT) 2022 qui se déroule à Kigali, au Rwanda, sur le thème « Connecter les personnes non connectées pour un développement durable », Dawit Bekele, vice-président régional de l’Internet Society pour l’Afrique, a salué les progrès réalisés par les parties prenantes dans l’élargissement de l’accès à travers le continent, tout en incitant à renforcer les efforts de collaboration pour combler la fracture numérique.

« La pandémie de COVID-19 a démontré l’importance de la connexion Internet qui a été un élément essentiel pour assurer la continuité des affaires, des soins de santé, de l’éducation, des administrations et d’autres activités essentielles. Nous saluons les investissements importants réalisés au cours de la dernière décennie pour développer l’infrastructure Internet, qui ont permis à un plus grand nombre de personnes sur le continent d’avoir accès à Internet. Toutefois, la pandémie met également en évidence la fracture numérique qui subsiste à travers le monde, en particulier dans les zones rurales, les zones éloignées et même les zones urbaines », a déclaré Dawit Bekele.

Selon la source, l’Internet Society et sa branche au Sénégal, en partenariat avec le ministère des Communications, des Télécommunications, des Postes et de l’Économie numérique (MCTPEN) et l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP), ont organisé la réunion inaugurale multipartite sur le renforcement de la sécurité de l’Internet des objets (IoT) au Sénégal. Et ces ateliers ont stimulé le développement et l’amélioration des connaissances, des compétences et de la collaboration au sein de la communauté Internet au Sénégal.

 Le taux d’utilisateurs d’Internet passé de moins de 10 % en 2010 à 43 % en 2020

« Il est important de noter que le taux d’utilisateurs d’Internet est passé de moins de 10 % en 2010 à 43 % de la population en 2020 », mentionne-t-on dans le document.

Toujours d’après le document, grâce aux réseaux communautaires et à la formation à la culture numérique l’ISOC s’efforce de promouvoir le développement de l’Internet pour créer un espace en ligne sûr où les filles et les femmes peuvent accéder à des informations fiables et à des services utiles et nouer des liens avec des modèles.

Les réseaux communautaires pour réduire la fracture numérique

« Les réseaux communautaires sont un moyen de contribuer à réduire la fracture numérique. Il s’agit d’infrastructures de communication construites, gérées et utilisées par les communautés locales, qui constituent une solution durable pour combler les lacunes en matière de connexion dans les régions mal desservies. L’Internet Society collabore depuis longtemps avec des communautés du monde entier pour financer, construire et former des personnes possédant les compétences nécessaires pour gérer et entretenir des réseaux communautaires » note la source.

Toujours d’après le document, en Afrique, l’Internet Society a contribué à la création de réseaux communautaires en Afrique du Sud, au Zimbabwe, en République démocratique du Congo, en Ouganda, au Kenya, au Nigéria, en Namibie, au Maroc, au Sénégal et en Éthiopie.

Et le document de rajouter : « À la CMDT, l’organisation s’engagera à promouvoir 100 solutions complémentaires pour connecter les personnes non connectées et à former 10 000 personnes à la construction et à la maintenance d’infrastructures Internet d’ici 2025, dans le cadre de la coalition numérique Partner2Connect, une initiative menée par l’Union internationale des télécommunications (UIT) qui a pour but de favoriser un niveau élevé de connectivité et de transformation numérique dans les communautés les moins bien connectées du monde entier ».

L’interconnexion entre les réseaux locaux, les fournisseurs de contenu et les utilisateurs est également essentielle pour la création d’un écosystème Internet viable en Afrique.

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