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HUITRES : La production annuelle avoisine 400 tonnes au Sénégal

M. Makhfousse Sarr, Chargé de Programme à la FAO au Sénégal, a procédé au lancement officiel de la journée nationale de l’huître et de l’Atelier de planification. D’après la Fao, La production annuelle d’huîtres au Sénégal avoisine 400 tonnes.

« La production annuelle d’huîtres au Sénégal avoisine 400 tonnes et fournit jusqu’à 6 000 emplois directs. Les femmes constituent près de 90 % des emplois au sein de la chaîne de valeur de l’huître. 90 % de la production d’huîtres du Sénégal est consommée localement, le reste étant exporté dans la région. Les mangroves sont le principal habitat des huîtres au Sénégal. Les autorités s’attachent activement à restaurer les 200 000 hectares de mangroves du pays », précise-t-on dans le document susmentionné.

Toujours d’après la source, cette stratégie de mise à niveau est réalisée dans le cadre du projet FISH4ACP « Développement durable des chaînes de valeur de la Pêche et de l’Aquaculture dans les pays ACP ». Et la fiche de présentation de la composante Sénégal, spécialement dédiée à la filière huître.

Le document rajoute : « L’HUÎTREest une source vitale d’aliments sains pour un grand nombre de Sénégalais et génère d’importants revenus pour les femmes, surtout dans le sud du pays. FISH4ACP travaille auprès d’elles pour accroître leurs revenus et améliorer leurs conditions de vie et de travail, tout en diminuant la pression exercée par la récolte des huîtres sur les mangroves. L’huître est une importante source d’aliments nutritifs au Sénégal et dans les pays voisins. L’huître cuite et séchée est traditionnellement utilisée dans les plats locaux alors que l’huître fraîche approvisionne les marchés urbains et touristiques ».

Et la source de poursuivre : « Dynamiser la production d’huîtres à travers la modernisation des techniques de transformation et l’expansion de l’ostréiculture permettra au Sénégal de développer son secteur aquacole, stimuler la croissance et créer des emplois, tout en protégeant ses écosystèmes de mangroves vulnérables. L’huître est une source de revenus clé pour les femmes dans les régions de la Casamance et du Siné-Saloum au sud du pays. FISH4ACP soutient les efforts déployés pour accroître leurs revenus en améliorant la qualité des produits, en développant l’ostréiculture et en étudiant le développement d’outils de commercialisation, tels que les labels d’origine ».

D’après la FAO, FISH4ACPtravaillera avec les cueilleuses d’huîtres afin de faciliter l’accès au microfinancement de leurs activités et de leur donner les moyens de devenir les gardiennes de leur environnement et contribuer ainsi à la préservation des précieuses mangroves sénégalaises.

M. M. Makhfousse Sarr, Chargé de Programme à la FAO au Sénégal, a souligné : « Au nom du Coordonnateur du Bureau Sous Régional de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest, Représentant de la FAO au Sénégal, je voudrais vous souhaiter à toutes et à tous, la bienvenue à la « Cérémonie officielle de lancement de la journée nationale de l’huître et de l’Atelier de planification » et vous remercier d’avoir répondu favorablement à notre invitation ». 

Il estime que le programme FISH4ACP, axé sur l’amélioration de la productivité et de la compétitivité des chaines de valeur de la pêche et de l‘aquaculture mais aussi la durabilité et l’inclusion sociale, cadre parfaitement avec l’une des priorités stratégiques du Gouvernement Sénégalais.

M. Sarr rajoute : « Aujourd’hui, le programme FIS4ACP « Développement Durable des Chaînes de Valeur de la Pêche et de l’Aquaculture dans les pays ACP », travaille à améliorer une filière principalement artisanale qui polarise plus de 85% de femmes parmi ses acteurs. L’huître est une source vitale de protéines et de micro nutriments pour un grand nombre de sénégalais et génère d’importants revenus pour les femmes, de la Casamance et du Sine Saloum, et du Gandiolais, entre autres ».

Il a tenu à préciser que la FAO a lancé le programme FISH4ACP au Sénégal en février 2021, en collaboration avec, le Centre de Recherches Océanographiques de Dakar-Thiaroye (CRODT), la collecte de données primaires sur le terrain a été réalisée pendant douze mois. Ces données ont permis à l’Équipe d’Analyse de la chaine de valeur de la FAO d’effectuer l’analyse fonctionnelle et l’évaluation de la durabilité économique, sociale et environnementale de la chaîne de valeur des huîtres.

Toujours d’après M. Sarr, le deuxième atelier du projet, dit de « validation », tenu en octobre 2021, a offert un cadre participatif d’échanges et de discussion des résultats de cette analyse au cours duquel les acteurs et les parties prenantes ont apporté leurs contributions. Et ces dernières ont facilité le développement d’une vision commune pour la chaine de valeur, ainsi qu’une stratégie de base visant à concrétiser cette vision afin d’améliorer la performance de la chaîne de valeur.

M. Sarr note que dans ce même contexte, une équipe spéciale chaine de valeur de l’huître (ESCDV) a été créée pour assurer le suivi du développement durable de la chaine de valeur des huîtres au Sénégal, assurer la coordination efficace de tous les acteurs impliqués et fournir des réponses stratégiques aux besoins de la filière des huîtres.

Il affirme que ce présent atelier de planification marque la fin d’un long processus participatif avec les parties prenantes d’analyse et d’élaboration de la stratégie de mise à niveau de la chaine de valeur de l’l’huître au Sénégal.

M. Sarr conclut : « C’est également une grande opportunité de relance de la journée nationale de l’huître (JNH), qui n’est certes pas célébrée depuis 2010, mais constitue un cadre favorable à la promotion de l’histoire et la culture de la filière artisanale et semi-industrielle et de partager les connaissances et retours d’expérience en vue de construire une vision commune pour le développement durable de la filière ostréicole. La FAO restera attentive aux observations, propositions et recommandations qui sortiront de cette rencontre pour renforcer et finaliser de façon participative la stratégie de mise à niveau de la filière ». Rappelons que FISH4ACPest une initiative de l’Organisation des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP) qui vise à garantir la durabilité des chaînes de valeur de la pêche et de l’aquaculture en Afrique, dans les Caraïbes et le Pacifique. Elle est mise en place par la FAO et ses partenaires et financée par l’Union européenne (UE) et le Ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (BMZ). Et ses objectifs sont : Développement d’une analyse de la chaîne de valeur visant à améliorer les performances techniques et commerciales de la filière de l’huître de palétuvier ; Étude de l’ouverture à de nouveaux marchés, notamment pour l’huître fraîche, et apporter de la valeur ajoutée en améliorant la sécurité sanitaire et nutritionnelle ; Favoriser les avantages sociaux à travers l’autonomisation des associations de femmes productrices ; Amélioration de la durabilité environnementale du secteur de l’huître en réduisant la pression exercée sur les mangroves et Faciliter l’accès à d’autres sources de financement et d’investissement au sein de la chaîne de valeur.

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