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Grossesses non désirées et Ist : 150 000 adolescents et jeunes garantis à l’accès aux informations appropriées

En prélude au Sommet de Nairobi sur le thème « 25 ans de la CIPD : Accélérer les promesses », une conférence de presse s’est tenu ce mercredi 06 à Dakar pour informer l’opinion nationale sur les enjeux et défis dudit Sommet. Organisé conjointement par l’Unfpa avec les gouvernements du Kenya et du Danemark cet événement qui se tient les 12 et 14 novembre 2019, est une occasion pour Gabriel Luciano Pereira, secrétaire général du ministère de la Jeunesse, de révéler les engagements du Sénégal à garantir l’accès aux informations appropriées aux jeunes.

La lutte contre les grossesses non désirées et les Infections sexuellement transmissibles (Ist) est une affaire de tous. Et le gouvernement du Sénégal l’a bien compris en mettant en place des politiques et programmes pour endiguer ces maux.  Ce qui lui a valu de garantir à au moins 150 000 adolescent(e)s et jeunes, l’accès aux informations appropriées et à des services intégrés de qualité adaptés à leurs besoins d’ici 2025, pour les  protéger contre les grossesses non  désirées, les infections sexuellement transmissibles y compris l’infection à VIH/Sida et de toutes les formes de Violences basées sur le genre (Vbg).  Selon le secrétaire général du ministère de la Jeunesse, Gabriel Luciano Pereira Tout cet investissement est le fruit du programme mis en œuvre au Caire 1994, pour examiner les questions de population, de l’environnement et de développement à travers le monde. Au Sénégal, des résultats satisfaisants ont été enregistrés dans plusieurs domaines surtout la santé sexuelle des jeunes à travers le programme « New Deal » où la protection et l’encadrement des jeunes filles durant leur adolescence a permis non seulement de sceller un pacte communautaire de non grossesse avec leurs parents, tout en s’engageant à réussir leur parcours scolaire et universitaire, mais va permettre le dépistage en masse du Vih de la population. Ce projet dont la phase pilote a été expérimenté dans les régions de Tambacounda et Kolda avec des résultats positifs, dira le secrétaire général du ministère de la Jeunesse, sera introduit dans les 45 départements du Sénégal et également à l’échelle continentale. Il s’exprimait en marge de la conférence de presse tenue ce mercredi 06 novembre à Dakar et organisée conjointement par l’Unfpa avec les gouvernements du Kenya et du Danemark en prélude au Sommet de Nairobi qui aura lieu les 12 et 14 du mois courant. Le Sénégal compte s’y rendre avec une forte délégation conduite par le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération accompagné par le ministre de la Jeunesse.

Ce dernier a fait part que des progrès importants ont été réalisés au Sénégal dans le cadre de la mortalité maternelle, permettant de passer de 511 décès en 1994 à 236 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes en 2017. « Malgré les avancées notoires il y a des défis à relever », précise Gabriel Luciano Pereira.

Pour le représentant assistant du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) au Sénégal, Moussa Faye, cette conférence appelle tous les acteurs qui tournent autour de la santé a prendre des engagements d’ordre programmatique, financier de la part des États jusqu’au niveau communautaire pour la réussite de cette mission.

Le Sommet dont le thème est axé sur « CIPD : Accélérer les promesses », a trois objectifs à réaliser à savoir : la réduction de la mortalité maternelle, infantile et juvénile, l’accès universel à l’enseignement, en particulier pour les filles et l’accès universel aux soins de santé de la reproduction et de la planification familiale.

Idrissa NIASSY

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