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GAZ NATUREL AU SENEGAL ET EN MAURITANIE : L’accord prévoit une fourniture par Kosmos de 2,45 millions par de tonnes par an

M. NJ Ayuk, président exécutif, Chambre africaine de l’énergie, estime dans un communiqué que les contrats de vente à long terme pourraient être la clé du succès du gaz naturel au Sénégal et en Mauritanie (Par NJ Ayuk). Et l’accord prévoit que Kosmos fournira 2,45 millions de tonnes par an (mtpa) de GNL pour une durée initiale de 20 ans maximum.   Toujours selon M.  NJ Ayuk, président exécutif, Chambre africaine de l’énergie, en 2020, les riches ressources en gaz naturel au large de la Mauritanie et du Sénégal ont fait l’objet du plus gros contrat à long terme de gaz naturel liquéfié (GNL) signé cette année-là. « L’accord entre la société pétrolière américaine Kosmos Energy, ses partenaires et BP Gas Marketing Limited portait sur le GNL de la phase 1 du projet Greater Tortue Ahmeyim, au large de la Mauritanie et du Sénégal. L’accord prévoit que Kosmos fournira 2,45 millions de tonnes par an (mtpa) de GNL pour une durée initiale de 20 ans maximum », souligne le Président exécutif de la chambre africaine de l’énergie. Il précise que cet accord est une étape importante pour les entreprises, ainsi que pour le Sénégal et la Mauritanie.
Il rajoute : « Mais franchement, avec le lancement de nombreux projets de gaz naturel dans les deux pays, nous devrions entendre parler d’encore plus de contrats de vente de gaz à long terme. Actuellement, Kosmos Energy et ses partenaires (BP, Petrosen, la compagnie pétrolière publique sénégalaise, et la Société mauritanienne des hydrocarbures) n’ont réussi à obtenir des contrats de vente que pour les volumes de la phase 1 du projet Greater Tortue Ahmeyim. Et ce, malgré le fait que le projet est estimé à 15 trillions de pieds cubes de potentiel de production de gaz, soit suffisamment pour 30 ans de production ou plus ». « Dans le cadre d’un autre partenariat prometteur entre BP et Kosmos Energy, le champ gazier en eaux très profondes de Yakaar-Teranga, au large du Sénégal, dont les réserves de gaz naturel sont estimées à 2 739 milliards de pieds cubes, seule une fraction des volumes de la phase 1 a fait l’objet de contrats. Et c’est plus que ce que l’on peut dire du projet BirAllah de BP en Mauritanie, qui devrait produire 1 642 barils par jour de pétrole brut et de condensat, 277 millions de pieds cubes (Mccfd) par jour de gaz naturel et 1 304 Mccfd de gaz naturel liquide d’ici 2030. Pour l’instant, la production de BirAllah n’a pas encore fait l’objet d’un contrat », renseigne-t-il dans le document.

Il a tenu à souligner que le lancement de projets de gaz naturel devrait faire exploser les niveaux de production au Sénégal et en Mauritanie, qui passeront de pratiquement rien à 265 000 barils équivalent pétrole par jour (boepd) d’ici à la fin des années 2020. Et cette dynamique devrait s’amplifier, la production doublant presque pour atteindre plus de 500 000 boepd d’ici à 2035, triplant pour atteindre 750 000 boepd d’ici à 2040, et continuant à augmenter jusque dans les années 2040.

« Ces perspectives sont très prometteuses, tant pour les compagnies pétrolières et gazières de la région que pour les populations du Sénégal et de la Mauritanie. Le gaz généré par ces projets peut créer des emplois et des opportunités entrepreneuriales considérables. Il peut répondre aux besoins nationaux des programmes de conversion du gaz en électricité conçus pour lutter contre la pauvreté énergétique. Il peut être monétisé et, à son tour, contribuer à financer des infrastructures indispensables, des pipelines aux ports, avec le potentiel de favoriser la croissance et la diversification économiques. Enfin, il peut servir de matière première pour les usines pétrochimiques et d’engrais, ce qui contribuera à l’industrialisation et à une croissance économique encore plus forte. Les entreprises sénégalaises et mauritaniennes devraient en profiter », précise-t-il.

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