culture

FESTIVAL TRANSFRONTALIER DE TOUBACOUTA Un moyen d’unir davantage les peuples

La culture étant le socle sur lequel sont bâties toutes communautés ethniques, tout en constituant une base fondamentale de solidarité, de fraternité entre peuples de nations différentes, est un moyen d’unification des cœurs. Raison pour laquelle, la capitale du peuple « Niumi » (Niominka), Toubacouta, va abriter du 27 au 29 octobre 2017, la 2ème édition du Festival frontalier « Niumi Badiya », sous le signe du rassemblement.

La crise post-électorale gambienne a été une parfaite illustration de communion qui peut exister entre des peuples. Durant cette période, beaucoup de familles sénégalaises vivant le long de la frontière entre ce pays, ont accueilli des milliers de refugiés gambiens dans leurs villes, leurs villages et dans leurs maisons, avec une prise en charge complète, sans pour autant demander du soutien. Cette situation a permis de raffermir les relations entre le Sénégal et la Gambie, en se consolidant par des actions ponctuelles de solidarité dignes de foi. Ainsi, tous ces efforts ont permis de renforcer la diplomatie de ces deux pays à travers les deux chefs d’États, en misant sur un respect mutuel et des engagements forts de raffermir les liens de voisinage et de partage entre communautés. Cette idée, la commune de Toubacouta, capitale du peuple « Niominka » l’a bien comprise en acceptant de recevoir l’organisation de la 2ème édition du Festival transfrontalier dénommé « Festival Niumi Badiya ». C’est donc sur la base des idées précédentes que le festival de cette année sera lancé sous le signe du « Bokk Xol » en suivant ainsi, la volonté du chef de l’État Macky Sall pour le développement du tourisme et de la culture en déclarant l’année 2017, comme « année de la culture » et dit qu’« il faut renforcer la décentralisation des activités culturelles ». Sur cette base, les îles du Saloum considérées comme patrimoine mondial de l’UNESCO grâce à leurs richesses culturelles, historiques, naturelles et coloniales, les deux peuples du « Niumi » et du « Bato » ainsi que les deux Chefs d’Etat Co-parrains de cette 2ème édition ont montré la volonté manifeste d’accompagner les populations vers ce développement endogène et autocentré. Selon le député-maire de Toubacouta, Seydou Dianko, le choix de sa commune pour abriter cet évènement international transfrontalier n’est pas fortuit dans la mesure où, « les autorités locales de la zone à savoir le maire de Karang et celui de Toubacouta sont en phase » avec cet évènement qui va booster davantage le développement de la zone. Mieux encore, « la prochaine sur-priorité de l’État du Sénégal dans le domaine du tourisme serait la détaxation du tourisme dans les îles du Saloum », a-t-il déclaré. M. Dianko s’exprimait hier lors d’une conférence de presse en prélude à la 2ème édition du Festival transfrontalier où la Casamance est bien ancrée. Pour Khalifa Dramé, président du Gie Goorgolou, et initiateur du Festival Calebasse de Ziguinchor : « Ce festival a pour but de contribuer au renforcement des liens naturels et socioprofessionnels entre la Gambie et le Sénégal au bénéfice des populations et des institutions des deux pays. Mais aussi, il contribue au développement économique à travers la grappe TICAE ».
La première édition s’est déroulée en 2015 à Toubacouta.

 

Tag

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *