A LA UNEculture

FESTIVAL « DJOMBOYO » DES PARCELLES ASSAINIES : La culture mandingue à l’honneur

La commune des Parcelles assainies a vibré hier aux sons du Diambadon (danse des feuilles) lors de la clôture du Festival « Djomboyo » (circoncision en français). C’était aussi une occasion pour les jeunes initiés de s’illustrer à la danse et à la culture mandingue, avant de rejoindre leurs domiciles familiaux sous l’escorte du kankourang.

Plus connu dans la verte Casamance et dans la ville de Mbour, le kankourang commence à gagner le cœur des jeunes dakarois. Hier lors de la clôture du Festival « djomboyo » (circoncision en français) des Parcelles assainies, ce masque et être mythique gardien des valeurs des peuples mandingues, Peuls du Fouladou, Balantes et de certains Diolas a ébloui le cœur des Parcellois qui sont sortis en masse pour suivre ce spectacle ambulant, rythmé de danses et de chants. Mais aussi, c’était une occasion pour les enfants curieux de s’adonner à des courses poursuites entre les rues du quartier de l’Unité 17 de la commune où se tenait ce cérémonial. Selon Boubacar Sidy Diaïté, coordinateur du festival « Djombayo », si aujourd’hui ce brassage culturel gagne du terrain dans les autres régions du Sénégal, c’est à cause de la rébellion en Casamance où beaucoup de familles ne peuvent plus retourner dans leurs terres d’origine. Mais aussi il y a le phénomène les mines qui sapent la quiétude des populations. « Il y a des gens qui sont là qui veulent renouer à leur culture. Raison pour laquelle, nous tenons ce festival », a-t-il indiqué. Avant d’ajouter : « Il permet également aux jeunes nés à Dakar et qui n’ont pas la possibilité de retourner en Casamance de savoir un peu ce que c’est le bois sacré ».  Ainsi durant toute cette période d’un mois où les parents n’on pas accès à leurs progénitures,  les jeunes initiés sont inculqués aux valeurs ancestrales, socio-culturelles, morales et surtout les biens faits de la culture mandingue et l’apport thérapeutique des plantes. Ensuite, ils  sont amenés à la plage pour les derniers rituels de purification avant de rejoindre la foule pour la dernière danse. Une cinquantaine d’enfants ont subi cette épreuve cette année aux Parcelles assainies, où le maire a apporté sa contribution. Le ministre de la Culture, Mamadou Diop, parrain de la cérémonie, très attendu à cette cérémonie a fait faux bond aux organisateurs de par son absence.

Le kankourang joue un rôle important de régulateur de la société. Il est également garant de la sécurité des initiés à l’occasion des cérémonies de circoncision, il chasse les mauvais esprits, assure aussi la protection des fruits et productions agricoles, veille sur les comportements, l’environnement et généralement sur la consolidation du tissu sociale de la communauté.

Idrissa NIASSY

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *