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EXECUTION DES PROJETS ET REFORMES PHARES DU PSE : Le BOS dresse un bilan satisfaisant malgré la pandémie de Covid-19

Le Bureau Opérationnel de Suivi du PSE (BOS)  a  organisé ce mardi 19 avril 2022 la revue annuelle de l’exécution des projets et réformes phares du PSE. Une occasion saisie par ladite structure pour tirer un bilan satisfaisant malgré la Covid-19.

Rappelons que l’objectif de cette revue est de faire un point de situation avec l’ensemble des parties prenantes sur l’état de mise en œuvre des actions phares, et inscrire les perspectives pour l’année 2022 en tenant compte de l’impact de la Covid 19 sur les prévisions.

M. El Ousseyni Kane, directeur général du BOS, avance : «L’objectif est de faire un point de situation exhaustif sur l’état de mise en œuvre des projets et réformes phares du PSE durant l’année 2021. De façon plus spécifique, il s’agit : De procéder à l’évaluation du niveau d’avancement global de chaque projet et réforme phare ainsi que l’évolution des indicateurs clés de suivi y relatifs ; D’identifier les facteurs sous-jacents aux performances ou contre-performances enregistrées par les structures d’exécution en vue de dresser un bilan des réalisations majeures sur l’année et de dégager des perspectives et ; De partager les innovations dans le dispositif ainsi que la méthodologie et les outils utilisés en termes de suivi-évaluation ».

Il a tenu à saluer  la forte mobilisation de toutes les structures de l’administration publique, du secteur privé ainsi que la forte implication des Partenaires techniques et financiers.

Et M. Kane de rajouter : « Au titre des acquis, je voudrais citer entre autres : L’appui à la formulation de projets et à la mobilisation de ressources ; Le renforcement des capacités de suivi – évaluation et de communication du BOS dont la dernière en date, à savoir la plateforme digitale de suivi « Saytou PSE » en cours de déploiement ;L’application de la méthodologie « Big Fast Results » (BFR) pour la première fois au Sénégal dans le cadre de la structuration de l’agropole Sud ; La réalisation d’études d’impacts socio-économiques d’actions phares ; La tenue des ateliers bilan annuels ».

Quant à M. Karim Fofana, ministre en charge  du suivi du Plan Sénégal Emergent, il affirme : « Nous avons procédé ce matin à la revue annuelle du PSE pour l’année 2021. Et comme vous l’avez dit le premier constat, c’est le plan Sénégal Emergent tient toutes ses promesses. C’est une promesse d’abord de transformation structurelle de l’économie, avoir davantage de croissance mais  mieux de croissance, c’est-à-dire une croissance diversifiée, qui vient de plusieurs secteurs ».

Il a tenu à préciser que  nous avons l’agriculture qui est un vrai moteur de croissance, les services miniers, le Tourisme.

« Vous avez tous ces chiffres qui finissent de nous convaincre, que secteur par secteur, il y a un embelli. Le plus important aussi, c’est de constater que le Sénégal résiste bien aux chocs exogènes, que ça soit la Covid-19 mais aussi la crise ukrainienne. Malgré la dépendance de notre économie, à plusieurs facteurs extérieurs, vous avez noté que la croissance est en train de reprendre son chemin », dira le ministre Abdou Karim Fofana.

Le ministre note que l’exploitation du pétrole et du gaz, c’est d’abord beaucoup d’opportunités  pour notre pays, au-delà des recettes budgétaires, à partir de 2023, le gaz et 2026, le pétrole. Il estime que  ce sont d’abord des recettes budgétaires mais aussi des opportunités économiques.

D’après le ministre Abdou Karim Fofana, sur le PSE, on a  noté que dans beaucoup de secteurs, les améliorations continuent, c’est l’agriculture, c’est l’élevage, c’est la production d’œufs, la production de lait, la production de viande, des spéculations agricoles de base, les céréales.

« Nous sommes arrivés à un moment où nous sommes presque à 400 000 tonnes d’autosuffisance en céréales, nous faisons des efforts pour y arriver parce que l’autosuffisance normalement est à 4 millions de tonnes. En 2012, nous étions  à 2millions de tonnes et aujourd’hui, nous sommes 3 millions 600 tonnes. Il faut davantage d’efforts dans ces secteurs », renchérit le ministre Abdou Karim Fofana qui rajoute : « Sur les réformes, il y a des structures publiques qui, en 2012 ne reversait que 4 milliard à l’Etat en termes de dividendes, en 2020, elles ont reversé plus de  50 milliards de dividende et cette année, on est à plus de 128 milliards de dividendes, ça montre les performances de l’administration du point de vue de l’éfficacité mais aussi du point de vue de la rentabilité, donc beaucoup de secteurs sur lesquels, le Sénégal fait des bonds graduels malgré cette conjoncture très difficile ».

M. Amadou Bamba Sy, coordonnateur de suivi des projets et réformes phares au niveau du BOS, souligne : «Le secteur minier nous a valu beaucoup de satisfaction et  devient un moteur d’exportation, pourvoyeur de devises. En 2021, la production d’or a atteint 15 087 tonnes ; la production de Zircon a diminué en raison d’une baisse de la teneur de minerai au niveau de la mine de Diogo et s’établira 63 729 tonnes alors que la production de phosphate a atteint 2 004 millions de tonnes. On note également en 2021 comme principale réalisation, l’élaboration et la validation de la stratégie nationale du contenu local au secteur minier ».

Il souligne que parmi les bons résultats, on peut citer l’application de la suppression du prix fixe au niveau de la Vallée du Fleuve Sénégal,  le renforcement de la direction de protection des végétaux en moyens de lutte contre les agresseurs.

Il a tenu à préciser qu’au niveau de l’Horticulture, les exportations ont atteint en 2021, 120 939 tonnes, la production de pommes de terre a baissé en 2021 à cause des contraintes dans l’approvisionnement en semences mais la production d’oignon a augmenté, ce qui que globalement es résultats sont positifs en 2021.

Il poursuit : « Pour les défis, on peut mettre la nécessité de mettre des infrastructures de stockage post récolte pour régler le problème des pertes mais surtout la commercialisation, il faut améliorer la distribution des semences agricoles et protéger la zone des Niayes. Pour 2022, 183 000 tonnes vendus de produits horticoles, 598 tonnes d’oignons, 198500 tonnes de pommes de terre .S’agissant des productions animales, on note en 2021, 223 millions de litres  de lait qui ont été produites, 80 000 tonnes de viande 1milliard 263 millions d’œufs. Donc, tous ces chiffres sont en progression ».

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