En marge de la Journée de l’Afrique célébrée tous les ans le 25 mai, M. Désiré Assogbavi conseiller Afrique Open Society Foundations estime qu’Il y a un processus en cours au niveau de l’UA d’élaborer une position commune de l’Afrique sur la question de réparation.
« La journée de l’Afrique qui est célébrée chaque année, est une occasion exceptionnelle pour tous les fils et les filles de l’Afrique autant continental que ceux de la Diaspora de s’asseoir pour revisiter le passé, discuter le présent et projeter l’avenir. Cette année, notre organisation continentale qui a généré cette journée parce que c’est un 25 mai 1963 que l’organisation de l’Unité Africaine qui est devenue l’Union africaine a été créée. Donc, nos dirigeants ont décidé de marquer cette journée chaque année pour qu’on puisse parler comme une famille sous l’arbre à palabre de notre continent », a souligné M. Désiré Assogbavi.
Il estime que cette année, l’Union Africaine a déclaré les prochaines 10 ans comme décennie de la réparation liée à l’esclavage et à la colonisation. Et c’est ce qui justifie le choix du thème qu’ils discutent.
Il souligne quand ils parlent de réparation, ils ne veulent pas rester dans le passé, ni rester dans l’émotion, ils veulent en toute conscience réviser ce que nous avons subi en tant que continent, les impacts de ces moments douloureux sur la vie d’aujourd’hui bien évident l’espace de l’esclavage et de la colonisation sur la vie économique, sociale, politique, culturelle.
« Alors, nous ne parlons pas de ces impacts juste pour l’occasion de le faire mais nous voulons trouver des solutions, nous allons comment réclamer la reconnaissance de ce tord que nous avons subi, demander justice et réparation, demander que les effets de ce moment douloureux, qui sont visibles aujourd’hui soient réparés au niveau international. Donc, c’est ce qui nous rassemble aujourd’hui. Il faut préciser que cette discussion ne doit pas se limiter au milieu diplomatique ou intellectuel seulement. Toutes les composantes de notre continent doivent s’asseoir, c’est pourquoi, nous appelons ce débat, un débat multi-dimensionnel, multi-sectoriel et intergénérationnel de discuter de ce qui nous regarde dans le continent », dira-t-il.
Il poursuit : « Aujourd’hui, il y a un processus en cours au niveau d l’Union africaine d’élaborer une position commune de l’Afrique sur la question de réparation. Et nous espérons que ce débat contribuera à alimenter cette position commune. Nous prenons l’engagement de retransmettre à l’Union africaine les conclusions de cette discussion ».
Quant à M. Alioune Tine Afrikajom center, il souligne : « C’est une journée très importante parce que c’est la célébration de la journée de la création de l’Union africaine. Du temps de l’esclavage, les noirs n’étaient pas considérés comme des êtres humains. On leur vendait comme des marchandises. On estimait le nombre à 15 millions. Ils ont pillé le continent. Il faut que la réparation soit l’affaire de tous, pas seulement les diplomates, les leaders politiques. Il est temps que l’Afrique intègre le conseil de sécurité, le Fmi. Il faut l’annulation de la dette ».