Electricité en milieu rural : Le PUMA a offert l’accès à 177 localités réparties en 36 communes et 9 régions

Dounya 24 MD
6 Min Read

La Direction de la Prévision et des études économiques (Dpee), « Impacts socio-économiques du Programme d’Urgence de Modernisation des Axes et Territoires Frontaliers (PUMA) », le Programme d’Urgence de Modernisation des Axes et Territoires Frontaliers (PUMA), a offert l’accès à l’électricité à 177 localités réparties en 36 communes et 9 régions.

« S’agissant du volet relatif à l’électrification, le programme a offert l’accès à l’électricité à 177 localités réparties en 36 communes et 9 régions. Le graphique met en exergue une forte disparité entre les zones bénéficiaires expliquée essentiellement par les niveaux des déficits de couverture d’électricité. En effet, certaines régions comme Kolda, Sédhiou, Tambacounda et Kédougou bénéficient d’un niveau d’intervention élevé du programme (48 % des communes ont été couvertes) à travers l’électrification solaire par SHS, l’extension du réseau électrique et les mini centrales hybrides isolées », note la Dpee.

D’après le document, il ressort également que ces régions représentent 68,4 % des villages bénéficiaires, soit respectivement, 28,2 %, 14,1 %, 13,6 % et 12,4 %. Ces statistiques montrent une priorité d’électrification dans ces zones, en raison du niveau du besoin, de leur densité démographique et du rôle économique dans le pays. Et ils sont suivis par les régions de Ziguinchor (10,2 %), Saint-Louis (9 %), Kaffrine (7,9 %), Matam (4 %) et Fatick (0,6 %). Le choix de la centrale solaire par SHS révèle une volonté d’investir dans les énergies renouvelables afin de garantir un accès à l’électricité, particulièrement dans les zones rurales et éloignées.

« S’agissant du volet Hydraulique, il se distingue par une mise à disposition de 43 infrastructures au profit de 26 communes réparties en 7 régions. En effet, la région de Saint Louis se distingue par le plus grand investissement, avec 10 communes touchées et 33 infrastructures, traduisant un effort significatif pour améliorer l’accès à l’eau dans cette région », renseigne la source.

Et le document de poursuivre : « Elle est suivie des régions de Kédougou (4 communes et 8 infrastructures) et de Tambacounda (6 communes et 7 infrastructures), mettant en exergue une forte volonté des autorités d’améliorer l’accès aux infrastructures publiques de base aux populations vivant dans ces zones reculées. Cette forte concentration des investissements a pour objectif de résoudre définitivement les problèmes d’accès à l’eau potable auxquels sont confrontées ces populations ».

Et d’après le document, à l’opposé, les régions de Matam, Kaffrine, Sédhiou et Fatick ont relativement moins bénéficié du PUMA, avec des zones d’intervention se limitant respectivement à trois communes (pour 5 infrastructures), une commune (pour 2 infrastructures) et une commune (pour une infrastructure). Et le faible niveau d’intervention du programme dans ces localités s’explique par un accès aux infrastructures hydrauliques assez satisfaisant.

Accès aux infrastructures sanitaire et éducative en milieu rural

« L’accès aux infrastructures sanitaire et éducative fait également partie des priorités du PUMA. Sur ce point, les données révèlent une répartition globalement équitable au niveau communal des infrastructures de santé (Graphiques 3) dans la plupart des régions. En effet, Toutes les communes de régions ciblées par le programme ont bénéficié d’infrastructures sanitaires, assurant une couverture sanitaire homogène. Ainsi, les régions de Tambacounda, Ziguinchor, Kaolack et Matam sont les mieux dotées avec 8, 5 et 4 postes de santé équipés et dispensaires. Ces réalisations, tiennent compte des besoins spécifiques des communes bénéficiaires, traduisant une réelle volonté des autorités de satisfaire les besoins en infrastructures de santé », précise la source.

Concernant les infrastructures scolaires, la Dpee note qu’elles sont principalement concentrées dans les régions de Saint-Louis (10 communes et 13 infrastructures scolaires), Ziguinchor (5 communes et 5 infrastructures scolaires), Kolda (5 communes et 5 infrastructures scolaires) et Kédougou (4 communes et 4 infrastructures scolaires) où un déficit croissant de salles de classe est constaté.

« Ces statistiques montrent la nécessité de réaliser des investissements supplémentaires pour garantir un maillage territorial et pour préserver le droit à l’éducation. L’intervention du programme dans ces localités a permis de mieux répondre à la demande sociale et surtout de renforcer l’offre de service scolaire », souligne la source.

Sécurité en milieu rural

« La promotion du développement local inclusif et durable repose également sur le renforcement de la sécurité des populations. Dans ce sens, le PUMA est intervenu dans la politique sécuritaire au niveau frontalier dans 8 régions (graphique 5), 16 communes avec plus de 16 infrastructures réalisées. Il ressort que la région de Saint-Louis est la mieux dotée avec cinq ouvrages répartis sur cinq communes. Cela s’explique en partie par la position stratégique de la région qui a toujours occupé un rôle de carrefour commercial et de transit pour les échanges commerciaux et de flux migratoire entre le Sénégal et la Mauritanie. Dans le même sillage, Ziguinchor, Tambacounda et Matam se distinguent avec 2 ouvrages pour 2 communes chacune. Quant aux régions de Fatick, Kaffrine, Kédougou, Kolda et Sédhiou, elles sont dotées d’un seul poste de contrôle frontalier », souligne la source.

Share This Article
Leave a Comment

Laisser un commentaire