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Edward Gemayel, Chef de mission du FMI pour le Sénégal : « L’économie sénégalaise se porte bien par rapport à d’autres économies »

Une Mission du FMI pour la dernière revue du Programme soutenu par l’Instrument de Coordination de la Politique Economique, la Facilité de Crédit de Confirmation et l’Accord de Confirmation séjourne à Dakar du 4 au 15 novembre 2022. Ainsi M. Edward Gemayel, Chef de mission du FMI pour le Sénégal estime que l’économie sénégalaise se porte bien par rapport à d’autres économies. C’est au cours d’une conférence tenue ce mardi 15 novembre 2022.

M. Edward Gemayel, Chef de mission du FMI, souligne : « Cela fait deux semaines qu’on est au Sénégal, on a eu de très bonnes discussions et je pense qu’on va transmettre le dossier en mi-décembre au conseil d’administration en décembre, juste pour rappel, c’est la dernière revue dans le contexte du programme actuel, le programme finit en debut janvier ».

Il rajoute : « En ce qui concerne la situation de l’économie sénégalaise, elle se porte bien par rapport à d’autres économies que ça soit au niveau du continent africain, en dehors de l’Afrique. En 2022, Nous estimons la croissance, on l’a vu un peu dans la baisse, 4,7% cette année, ce qui est une croissance pas mal prenant en considération du Covid ou la guerre en Ukraine ou la hausse des prix des denrées alimentaires, au niveau des produits pétroliers. Tout cela nous mène à une baisse de la croissance mais on est à 4,7% pour cette année ».

Concernant l’inflation, le chef de mission du Fmi souligne, ils ont   revu dans la hausse et le plus récent pour l’inflation en glissement annuel, est un peu au-delà de 8%.

Selon lui, pour toute l’année, l’inflation est à 8 et 8,5% pour 2022. Cependant, il souligne pour 2023, la situation va s’améliorer.

« Au niveau de la croissance, elle va atteindre 8,7% en partie grâce aux champs gaziers et pétroliers qui vont démarrer vers la fin de l’année prochaine. Et en ce qui concerne l’inflation, elle va baisser l’année prochaine jusqu’à atteindre 2 à 3%, ça, c’est ce qui l’environnement économique et l’inflation. En ce qui concerne les finances publiques, le gouvernement s’était engagé dans la dernière année pour un déficit de 6,2%, cet engagement est toujours tenu pour cette année », note le chef de mission du FMI.

Et il poursuit : « Au niveau des recettes, elles étaient très bonnes, le gouvernement avait prévu pour cette année. Au niveau des dépenses, il y a eu des dépenses pour des subventions ont presque doublé à ce qu’il y avait dans la loi des finances rectificative, où on estimait les subventions de cette année de l’ordre de 300 milliards alors que là, on pense qu’elles vont excéder les 700 milliards, à peu prés 750 milliards de F CFA en pourcentage à 4% du PIB ».

M. Edward Gemayel souligne que pour l’année prochaine, le gouvernement a soumis un budget à l’Assemblée nationale avec un déficit de 5% et leur avis, c’est qu’avec l’excédent, les excédantes recettes qui ont eu cette année, « on pense qu’il y a aussi des recettes qui sont estimées dans le budget de l’année prochaine beaucoup meilleures, au-delà de 200 milliards, ce qui est dans le budget ».

Une allocation de l’énergie peu ambitieuse

« En ce qui concerne les subventions de l’énergie dans le budget, il y a une allocation de 50 milliards, cette allocation, elle est un peu ambitieuse, je pense que les dépenses pour une subvention. Si les mesures ne soient pas prises pour l’énergie, le budget de la subvention sera doublé de ce qui a dans le budget, ça pourrait amener le déficit à excéder de 7 et 8% du PIB alors que maintenant le déficit, il est dans le budget 5.5. En ce qui concerne la Dette, elle est en train d’augmenter principalement à cause des chocs que le Sénégal est en train de faire face, n’oublions pas que cela fait trois ans de choc, covid en 2020, 2022, la guerre en Ukraine. Tout cela a amené le gouvernement à avoir des déficits au-delà de 6% pendant trois années d’affilé. Bien sûr que la dette, elle est toujours soutenable. La marge de manœuvre à pouvoir faire face de nouveaux chocs, a disparu. La dette à peur prés, elle est 75, 65% du PIB. S’il y a un autre choc imprévu », dira-t-il.

Il conclut : « On encourage le gouvernement à ce qu’il embarque dans une politique de consolidation graduelle au niveau des 3, 4 prochaines années, qui est une amélioration des recettes, une élimination au niveau. On aide le gouvernement à améliorer le code des marchés publics, il y a beaucoup d’améliorations au niveau de ce code-là et ça pourrait aider dans le contexte des finances publiques. Les autorités ont signalé la nécessité de négocier un nouveau programme ».

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