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Dr CHEIKH KANTÉ SUR LE DÉVELOPPEMENT DU PAYS : « Il nous faut changer de mentalité et avoir un état d’esprit d’émergence »

Le ministre en charge du suivi du Plan Sénégal émergent (Pse), Dr Cheikh Kanté a présidé hier à Dakar, avec enthousiaste, l’atelier multisectoriel sur le bilan annuel de la mise en œuvre des projets et réformes phares du plan. Il a saisi l’occasion pour exhorter les Sénégalais à changer de mentalité et d’avoir un esprit d’émergence pour faire avancer le pays.

L’émergence d’un pays, ce ne sont pas seulement des projets, mais aussi il y a un état d’esprit. C’est ce qu’a bien compris le ministre en charge du suivi du Plan Sénégal émergent, Dr Cheikh Kanté, qui exhorte les Sénégalais à changer de mentalité pour atteindre très vite l’émergence.

« Il nous faut changer de mentalité et avoir un état d’esprit d’émergence pour changer le Sénégal », a-t-il déclaré. Selon lui, l’émergence est beaucoup plus une programmation des mentalités, et doit passer par une révolution culturelle. « Nous Sénégalais, toutes les conditions sont réunies aujourd’hui, pour que nous fassions du Sénégal un pays émergent », a insisté le ministre en charge du suivi du Pse. Avant d’appeler à l’esprit de patriotisme : « J’en appelle à l’esprit de patriotisme qui va nous unir vers l’essentiel, vers l’excellence et vers le travail ». Ce dernier a fait savoir également que le Sénégal est sur « une bonne trajectoire », avec des grands bonds enregistrés dans tous les secteurs de l’économie nationale, avant d’entamer la seconde phase d’actions prioritaires. Venu présidé la troisième édition de l’exercice bilan annuel de la mise en œuvre des projets et réformes phares du Pse, la rencontre était aussi une occasion pour lui de rencontrer tous les acteurs qui ont permis d’obtenir toutes ces performances, avant de penser à l’étape suivante.

« L’évaluation va nous permettre de recadrer les priorités de ce plan et de renouveler ces chiffres de croissance qui vont nous mener vers l’émergence. Ce qui reste à faire est plus important que ce nous avons entamé », a-t-il dit. Une façon de pousser les acteurs à redoubler d’effort pour que d’ici 2020, on pourra atteindre une croissance à deux chiffres, en profitant de notre dividende démographique. Pour le moment, le taux de croissance du Sénégal suit une bonne trajectoire depuis que le Plan Sénégal émergent est lancé (Pse) avec 6,7 % en 2017 avec des prévisions allant jusqu’à 6,8 % pour 2018. Mais tout cela n’est pas étonnant, c’est le fruit de progression dans la croissance et celle des différentes productions, rizicole arachidière, au niveau de la pêche, de l’élevage, l’industrie et l’habitat. « Aujourd’hui l’économie sénégalaise est en train de faire un grand bond », a conclu Dr Cheikh Kanté.

Pour Ibrahima Wade, Directeur général du Bureau opérationnel de suivi (Bos), « le résultat est le fruit du travail collectif ». Selon lui, le portefeuille du Pse comporte 27 projets phares dont 13 ont été lancés. Parlant des réformes phares, il a indiqué que 13 ont été lancées également. « Les réformes sont les plus importantes, parce qu’elles représentent le cadre qui permet d’aménager de faire en sorte que quand nous mettons en œuvre les projets que les retombées puissent en être tirées », a-t-il déclaré. Et d’ajouter : « Nous mettrons l’accent sur la réalisation des projets, mais beaucoup plus de focus dans la réalisation des réformes ».

« Tout ce qui est en train d’être réalisé, inauguré, est l’effet du Pse et de sa mise en œuvre ». Ce dernier n’a pas tardé à notifier certaines contraintes que rencontre certains projets du Pse. « Parmi les contraintes dont certaines ont été levées, il y a certains projets qui font face aux problèmes d’accès au foncier. Il y a également d’autres contraintes qui sont liées à la maturation des projets, avec les études techniques et autres », a expliqué M. Wade. Concernant les perspectives, il précise : « Pour 2018, il y a beaucoup de pépites d’or qui vont être récoltées, avec la mise en exploitation de la Compagnie Sénégal Airlines, des projets autoroutiers qui seront réceptionnés. Dans le domaine de l’agriculture, les performances vont être poursuivies et renforcées. Idem pour la santé où des sollicités vont être produises ».

Idrissa NIASSY

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