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DIFFICULTES DE RECOUVREMENT DES CEANCES, FISCALITE, ACCES AU CREDIT : Ces contraintes soulevées par les chefs d’entreprise des Bâtiments et travaux publics

La direction de la prévision et des études économiques (Dpee), son « Point mensuel de conjoncture-Juin 2022 », note que pour les Bâtiments et travaux publics, les chefs d’entreprises enquêtés ont, en majorité, soulevé les difficultés de recouvrement des créances, la fiscalité, l’accès au crédit, l’accès au foncier et la concurrence.

D’après la Dpee, au mois de juin 2022, le climat des affaires s’est amélioré, en rythme mensuel. L’indicateur synthétique, calculé sur la base des soldes d’opinion des chefs d’entreprises a gagné 4,5 points et s’est situé au-dessus de sa moyenne de long terme. Et cette amélioration traduit l’optimisme des chefs d’entreprises du secteur des services et du commerce. En glissement annuel, l’indicateur du climat des affaires a aussi augmenté de 7,0 points en juin 2022.

Toujours d’après la source, dans l’industrie, les contraintes à l’activité les plus citées par les chefs d’entreprises interrogés sont la concurrence supposée déloyale (40%), l’approvisionnement en matières premières (31%), le recouvrement des créances (23%), la demande (20%) et la fiscalité (6%). Et toutefois, le climat des affaires de ce sous-secteur s’est légèrement amélioré de 0,1 point, en rythme mensuel, en relation avec l’orientation favorable des soldes d’opinion des carnets de commandes reçues et attendues.

« Pour les Bâtiments et travaux publics, les enquêtés ont, en majorité, soulevé les difficultés de recouvrement des créances (83%), la fiscalité (67%), l’accès au crédit (33%), l’accès au foncier (17%) et la concurrence (16%) comme contraintes liées à l’activité. Dans ce sous-secteur, l’indicateur du climat des affaires a perdu de 2,9 points en juin 2022, du fait de l’opinion défavorable relative aux commandes privées et publiques (réalisées et prévues) et à l’activité générale », souligne la Dpee.

S’agissant du sous-secteur des services, la Dpee note que les difficultés mentionnées par les interrogés sont la « corruption et fraude » (58%), le recouvrement des créances (50%), la fiscalité (17%), la demande (17%), les délestages d’électricité (8%) et l’accès au crédit (8%). Et par ailleurs, l’indicateur du climat des affaires du sous-secteur s’est renforcé de 6,6 points, en rythme mensuel, sous l’effet des soldes d’opinion favorables relatifs au chiffre d’affaires réalisé et aux perspectives du chiffre d’affaires.

« Concernant le commerce, les principales entraves relevées majoritairement par les chefs d’entreprises sont la demande (67%), les difficultés de l’approvisionnement en matières premières (44%), le recouvrement difficile des créances (44%), la fiscalité (33%), la concurrence (33%) et l’accès au crédit (11%). Pour sa part, l’indicateur du climat des affaires dans le sous-secteur a augmenté de 6,8 points en liaison avec les orientations favorables des soldes d’opinion sur les stocks de produits finis et les perspectives », note la Dpee.

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