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Désenclavement et mobilité des personnes et des biens : Le pont de Foundiougne réceptionné en 2021

Le ministre des Infrastructures, des Transports Terrestres et du Désenclavement, Oumar Youm, en compagnie de son collègue Alioune Ndoye, de la Pêche, a procédé  ce jeudi 30 janvier 2020, à la visite de chantiers des travaux de construction du pont de Foundiougne et des infrastructures portuaires de Ndakhonga. Il a profité de cette occasion pour annoncer que si tout se passe bien le pont sera réceptionné en mars 2021.

C’est clair et net ! Le pont de Foundiougne qui est le plus long du Sénégal faisant 1 300 mètres et dont les travaux ont débuté en 2017, sera mis en service en mars 2021, si tout va bien et si aucun retard n’est constaté sur l’avancement des actions. Cette révélation est de Oumar Youm, ministre des Infrastructures, des Transports et du Désenclavement. Cette infrastructure, une fois terminée, dit-il, va améliorer la fluidité, la circulation des personnes et des biens et aussi impacter négativement et positivement dans l’intégration du Sénégal dans la sous-région, du fait qu’à partir de cette localité on peut faire des raccourcis pour rallier la Gambie. « C’est un ouvrage à saluer et à magnifier. Nous espérons qu’à l’issu de cette date nous aurons un pont à l’image des populations de Foundiougne afin de remplacer ce bag qui est vétuste et qui cause beaucoup de problèmes en terme de confort et de lenteur dans le déplacement », a-t-il déclaré. Le ministre des Infrastructures s’exprimait en marge de la visite de chantiers des travaux de construction du pont de Foundiougne et des infrastructures portuaires de Ndakhonga, en compagnie de son collègue Alioune Ndoye de la Pêche, où il a fait savoir que le pont est la solution durable qui permet de désenclaver les régions sud du pays.

La visite de cet ouvrage qui est déjà à plus de 50 % d’exécution, est aussi une occasion pour Oumar Youm d’appeler les populations à la préservation du patrimoine routier. « Nous n’allons pas laisser l’exploitation et l’usage de ces routes être dégradés par une pression indue des transports que l’on appelle l’extrême surcharge qui dégrade de manière prématurée nos infrastructures routières qui sont utiles à la productivité et à la mobilité des personnes et des biens », a-t-il lancé. Avant d’ajouter : « Nous voulons que ces infrastructures routières soient soumises à un usage qui permet de les préserver, d’où la notion de patrimoine routier ». Selon lui, ce pont une fois prêt, va permettre de réduire la distance Ziguinchor à Dakar de 120 km.

Ces routes qui coûtent très chères à l’État (2 000 milliards F CFA injectés depuis 2012) est aussi une occasion pour ce dernier d’appeler à plus de responsabilité, et à plus de conscience des usagers afin de préserver ce patrimoine routier national mais aussi sauver des vies. « Nous appelons à plus de retenu et de responsabilité pour qu’on puisse comprendre que le patrimoine routier du Sénégal est un patrimoine à préserver », a-t-il conclu.

Alioune Ndoye, ministre de la Pêche et de l’Économie Maritime, prenant la parole a indiqué que le port de Ndakhonga qui est à moitié achevé, les travaux sont toujours en cours pour les terminaux pour les hydrocarbures. Concernant l’accès difficile à ce port, ce dernier de faire part que le dragage qui était un souci majeur vient d’être réalisé. « La navigabilité sur ce fleuve (Sine-Saloum) est assuré maintenant », a-t-il dit. Avant de rappeler que « c’est une fierté de voir autant d’infrastructures sur cette zone » et les communes environnantes. « Seuls ces genres d’investissements colossaux peuvent booster le Sénégal de nos rêves », a déclaré Alioune Ndoye.

Idrissa NIASSY

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