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DÉPISTAGE DU VIH 17 651 personnes vivant avec la pathologie sans le savoir, vont bientôt connaître leur statut sérologique

Le Sénégal dans la préparation de son plan stratégique 2018-2022, organise une série d’activités pour une révision et une harmonisation des pratiques de dépistage selon les recommandations internationales. C’est ainsi qu’un atelier de quatre jours (16-19 octobre 2017) se tient à Dakar, dans le but de réviser la politique, les normes et les protocoles de dépistage du VIH en vue d’améliorer la qualité du diagnostic sérologique au niveau national.

Depuis hier plus d’une cinquantaine de spécialistes et d’experts du Comité de rédaction du guide de dépistage du VIH du Sénégal se réunissent à Dakar et jusqu’au 19 du mois courant pour faire une présentation sur les résultats des évaluations des tests de dépistage et sur les recommandations de l’OMS, mais aussi pour la révision du guide de dépistage. Tous ces changements réunis, vont permettre à 17 651 personnes vivant avec le VIH mais qui l’ignorent de connaître leur statut sérologique d’ici 2020, avec l’atteinte des cibles « les trois 90 ». Toutefois, cela passera par la capitalisation des bonnes pratiques en matière de dépistage et l’ouverture à de nouvelles approches innovantes (autotest, dépistage communautaire, aide à la notification du partenaire dans les services de dépistage VIH) pouvant aider à atteindre des cibles jusque-là ignorés des services de santé et difficilement accessibles à nos interventions traditionnelles comme les stratégies avancées. Pour prendre en compte ces nouveaux besoins et intégrer les recommandations de l’OMS sur les services de dépistage du VIH, la DLSI a décidé de réviser le guide de politique normes et protocoles de CDV en vigueur depuis 2005. En effet, selon l’OMS et la plupart des organismes qui travaillent autour du VIH, il est primordial d’assurer la qualité du dépistage du VIH dans l’appui aux efforts de prévention et de traitement. Des tests rapides/simples ont été largement commercialisés et ont fait l’objet de campagnes de promotion dans le cadre de diverses stratégies de prévention du VIH/Sida telles que le Conseil et dépistage volontaires (CDV), la Prévention de la transmission mère-enfant (PTME) ou la transfusion sanguine. Ceci, a permis au Sénégal d’utiliser ces tests de diagnostic du VIH, pour évaluer sa performance afin de connaître les caractéristiques ou s’appuyer sur des études dans d’autres pays de son environnement immédiat pour orienter les décideurs sur le choix de tests à sélectionner. En Afrique de l’Ouest où circulent les 2 types de virus VIH-1 et VIH2, des tests rapides discriminatifs sont plus que nécessaires pour une décision thérapeutique selon l’approche « tester et traiter » adoptée par le Sénégal. Selon Pr Cheikh Saad Bou Boye, chef du laboratoire de bactériologie et de virologie de l’hôpital Le Dantec, cet atelier est primordial, car « il permet de regrouper des acteurs qui vont travailler pendant quatre jours sur des normes et dispositifs pour un diagnostic très efficace et une prise en charge du VIH ». Et d’ajouter : « Les différentes institutions, comme le Cnls qui a un rôle prépondérant dans la prise en charge du VIH au Sénégal, ont pris part à ce rendez-vous et vont discuter, échanger pour aboutir à des recommandations fortes qui vont servir à poser les bases d’une atteinte à coup sûr des objectifs des trois 90 ».

 

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