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Coronavirus : les populations de l’un des plus grands marchés hebdomadaires de la sous région (Diaobé) se prononcent


Diaobé est l’un des plus grands marchés hebdomadaires de la sous-région regroupant le mercredi surtout, un monde fou. C’est pourquoi, la rédaction de Dounya24/Kolda à l’annonce des premiers cas sur le coronavirus, a effectué un micro trottoir, ce vendredi 06mars, pour tâter le pouls des populations. 

Moussa Bousso, commerçant de s’inquiéter : « oui, j’ai un masque pour me protéger contre la maladie appelée coronavirus. Nous avons peur car Diaobé est un marché hebdomadaire où beaucoup d’individus se rencontrent. C’est pourquoi, je porte le masque en me lavant les mains à chaque repas, en sortant des toilettes et au retour du travail. Nous sommes en contact avec plusieurs personnes surtout les jours de marché hebdomadaire. On ne sait pas qui est malade. C’est pourquoi, nous demandons à l’État de venir sensibiliser les personnes sur la maladie et sur les moyens de prévention », défend-il.

Les individus interrogés sur la question affirment « avoir peur de la maladie » puisqu’ils ne connaissent pas qui est porteur ou non des gênes. Ils avancent que « Diaobé est un lieu de rencontre de toutes les nationalités. Il est important  de sensibiliser le plus tôt les populations ».

Moussa Niabaly, chauffeur avec un visage pâle d’avancer : « nous sommes au courant de la maladie à travers la radio. Nous sommes très inquiets car nous avons entendu qu’il y a des malades atteints de la maladie à Dakar. Comme nous traversons la frontière, les mesures d’hygiène sont de rigueur depuis l’épidémie Ebola au niveau de Boundou Fourdou, Linkéring, Dialadiang ou Missira. On ne connaît pas comment se protéger de la maladie. Tout ce que l’on sait c’est qu’il n’y a pas de vaccin contre cette maladie. Pour le moment, nous n’avons vu aucune autorité sanitaire pour nous sensibiliser et nous vivons dans l’angoisse… »

Dans la foulée, Penda Sarr, restauratrice de préciser avec crainte : « j’ai appris la nouvelle par les médias. Nous avons vraiment peur, car on a appris que la maladie est très grave puisque le moindre contact est contagieux. Moi, je suis dans la restauration et nous recevons des clients venant de partout pour venir manger ici. Ils utilisent les pots à boire, les plats à manger et nous ne disposons que de l’eau de javel et du détergent pour la désinfection des ustensiles et des lieux. Diaobé, un lieu de rencontre du Sénégal du Mali, de Guinée Bissau et de Conakry, de la Gambie entre autres. Je vends à n’importe qui. Je ne reconnais pas qui est porteur du virus ou pas. D’ailleurs, j’ai eu peur lorsque j’ai appris les premiers cas à Dakar où se trouve toute ma famille.  Nous attendons l’aide de l’État pour nous sensibiliser sur les mesures à prendre contre la maladie ».

Interpelé sur la question, l’infirmier chef de poste dit avoir reçu des consignes de ne pas communiquer sur la question pour le moment.

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