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CONTRIBUTION ÉCNOMIQUE DES ÉQUIDÉS EN MILIEU URBAIN : le chiffre d’affaire réalisé par les calèches et les charrettes, avoisine de près de 20 000 F CFA par jour

L’apport économique des équidés, n’est plus à démontrer  dans la quasi-totalité du pays, surtout à Dakar. L’activité constitue une grande opportunité du fait de leur contribution économique dans la vie des communautés. Et le chiffre réalisé par jour, est plus de 20 000 F par jour d’après une étude réalisée par l’Ong Brooke.

Le rôle des équidés de trait (Chevaux, ânes, mulets) n’est plus à démontrer au Sénégal et en milieu urbain en particulier. D’après les résultats de l’étude faite par l’Organisation non gouvernementale (Ong) Brooke, montrent que dans la seule localité de Dakar, ces animaux font un chiffre d’affaire moyen de 8 531 F CFA par jour pour les calèches à Rufisque. Pour les charrettes équines dont l’étude s’est focalisée uniquement du département de Pikine, un chiffre d’affaire de 11 367 F CFA par jour a été enregistré. Ce qui fait un total de 19 898 F CFA de chiffre d’affaire pour les transports hippomobiles à Dakar. Selon Emmanuel Bourré Sarr, Directeur régional de l’Ong Brooke, l’État du Sénégal a très tôt compris l’importance des équidés et la nécessité de mettre en place un arrêté qui réglemente le transport hippomobile. D’après lui, l’Ong britannique qui existe depuis 1 934, et qu’il représente au Sénégal, vise à améliorer la communication entre les différentes parties prenantes et acteurs impliqués dans la mise en œuvre de l’arrêté n° 09.12.2016/18457/ Mepa/Ddeq sur la traction animale signé le 09 Décembre 2016 et à informer les autorités sur l’état d’avancement de sa mise en œuvre dans les zones d’intervention de Brooke Afrique de l’Ouest au Sénégal.

« L’Ong Brooke a pour principale mission d’améliorer les conditions de vie des équidés de trait (c les chevaux, les ânes et les mulets) également les conditions de vie des propriétaires qui les détiennent et qui ont  des revenus. Nous travaillons énormément sur la sensibilisation, la formation des propriétaires, des utilisateurs et également la formation du personnel vétérinaire. Mais nous avons une large part dans le plaidoyer et c’est dans ce  cadre-là que cet atelier se tient dans la mesure où nous faisons la vulgarisation d’un texte qui existe, qui est l’arrêté interministériel portant réglementation du transport par des véhicules traction hippomobile », dire le directeur régional de L’Ong Brooke.

Les équidés, moteur de l’agriculture rurale

En milieu rural, selon toujours l’étude, les équidés constituent le moteur de l’agriculture. Ce qui montre que la non-possession de l’équidé impacte aussi bien sur les productions que sur la vie sociale des ménages propriétaires  et utilisateurs d’équidés de trait (transport de l’eau, santé, et éducation…). Il montre également, que si nous étions dans des conditions où ces animaux disparaissaient, il y’aurait une chute de 78 % des productions agricoles, 45 % pour le mil, 46 % pour le maïs, 78 % pour l’arachide. «Ce qui serait une perte énorme de revenus, à la fois pour le ménage, mais également pour l’économie sénégalaise», a déclaré Emmanuel Bourré Sarr. Raison pour laquelle, l’Ong tente d’améliorer des conditions de vie des équidés de trait, mais également celles des propriétaires qui les détiennent et en tirent des revenus.

« Nous travaillons énormément aussi sur la sensibilisation, la formation des propriétaires et des utilisateurs et du personnel vétérinaire. Mais aussi, elle a une large part dans le plaidoyer.

Les conséquences en milieu urbain

Le constat est triste et désolant en milieu urbain. Les charretiers non seulement ne sont pas formalisés, mais ne maitrisent pas le code de la route. Ce qui crée une anarchie dans la circulation des biens et des personnes, où les équidés peinent à drainer leurs charges. Mais aussi, la recrudescence des accidents de la route, ainsi que les mauvais traitements infligés aux animaux aggravent leur situation. En cette période d’hivernage, de nombreuses électrocutions ont été notées chez les chevaux, sans compter l’âge du cocher qui est très décrié (l’âge minimal des candidats cochers est fixé à 15 ans révolus). Ce qui fait dire Modou Ndiaye, adjoint au gouverneur de Dakar, chargé des affaires administratives, que l’arrêté doit être passé en revue en vue de son application immédiate sur le terrain.

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