Biodiversité marine : Le Sénégal en exemple, l’OMPDA presse les États africains à ratifier le BBNJ

Dounya 24 MD
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Dans un communiqué officiel signé par son président Léonce Landry Aissoun, l’Observatoire des Médias pour une Pêche et une Économie Bleue Durable en Afrique (OMPDA) rappelle l’entrée en vigueur de l’accord sur la biodiversité marine en haute mer (BBNJ) depuis le 17 janvier 2026, qualifiant cet instrument de tournant majeur dans la gouvernance mondiale des océans.

Pour l’organisation, ce traité ouvre une nouvelle ère où les États africains peuvent renforcer leur présence dans les instances internationales de décision relatives à la haute mer, notamment sur les questions d’accès aux ressources génétiques marines, de transfert de technologies et de financement de la recherche scientifique.

L’OMPDA met en avant le cas du Sénégal, qui fait partie des États ayant déjà procédé à la ratification de l’accord. Cette avancée est présentée comme un signal fort et un exemple de leadership à suivre pour le reste du continent, dans un contexte où les enjeux océaniques prennent une importance stratégique croissante.

Cependant, l’organisation exprime sa préoccupation face au retard observé dans plusieurs autres pays africains qui n’ont pas encore finalisé leur processus de ratification. Selon l’OMPDA, cette situation risque de réduire l’influence du continent dans la mise en œuvre du traité et dans les futures négociations sur la gouvernance des océans.

Le communiqué appelle ainsi avec insistance les États concernés à accélérer leurs procédures internes afin de rejoindre rapidement le cadre juridique international du BBNJ. Pour l’organisation, il s’agit d’une étape essentielle pour permettre à l’Afrique de passer d’un rôle marginal à une participation active et stratégique dans la gestion durable des ressources marines.

Au-delà des gouvernements, l’OMPDA encourage également l’implication des médias, chercheurs et organisations de la société civile pour accompagner la sensibilisation et la compréhension des enjeux liés à ce traité. Dans un contexte mondial marqué par le changement climatique, la pression sur les ressources halieutiques et les défis de sécurité alimentaire, la gouvernance des océans apparaît plus que jamais comme une priorité stratégique.

Pour l’OMPDA, l’exemple du Sénégal doit servir de catalyseur. L’organisation appelle ainsi à une mobilisation collective afin que les autres États africains rejoignent rapidement le mouvement, renforçant ainsi la voix du continent dans la gestion durable et équitable des océans.

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