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Amadou François Guéye président de la CCA : “l’arbitrage rime avec contestations…”

Personnalité incontestée de l’arbitrage, sénégalais voir africain Amadou François Guéye fait un bilan des matchs du premier tour de ces phases nationales de l’ONCAV qui se jouent actuellement dans plusieurs stades de la région de Louga. Président de la commission centrale des arbitres, il revient sur le nombre d’arbitres et des critères de sélection, de l’absence des dames lors de cette édition. Il n’a pas oublié aussi d’évoquer dans cet entretien le niveau de jeu des équipes lors de ces phases.

Président, combien d’arbitres avez vous sélectionné pour ces phases nationales de l’ONCAV?

Nous avons convoqué une cinquantaine d’arbitres pour couvrir Louga,Dahra, kébèmer et Linguère.

Comment s’est faite la sélection de ces arbitres?

Pour cette édition nous avons opté pour la jeunesse c’est à dire des arbitres de ligue sur qui on peut compter demain. Nous avons trois grades, celui de district, de ligue et de fédéral. Étant donné que le plus difficile des grades est celui de ligue, nous avons choisi ceux qui sont à ce niveau pour les habituer aux difficultés de la compétition pour des lendemains meilleures.

Président on a pas vu pour cette édition la présence des dames arbitres. Qu’est ce qui explique cela?

Les filles ont été sélectionnées mais au dernier
moment, nous les avons retirées tout simplement parce qu’elles ont un séminaire de la FIFA dans 10jours. Pour une bonne préparation nous avons jugé nécessaire de les laisser s’entraîner car bien avant le séminaire il leur faut passer des tests cooper, c’est pour cela qu’on n’a pas voulu prendre de risque pour les amener siffler cette compétition.

Après les matchs de poules, quelle évaluation faites vous sur vos hommes par rapport à l’arbitrage?

Ce qu’il faut comprendre c’est que ces arbitres viennent d’horizon divers. Tout au début c’était difficile mais au fur et à mesure que l’on avance il y a eu une amélioration manifeste suite aux réunions d’après match. Ils ont réussi à harmoniser leurs comportements et cela a été bénéfique pour tout le monde. Ce qu’il ya à noter c’est que nous n’avons pas senti une faiblesse quelconque de la part des arbitres. Il est bon de rappeler que les matchs sont d’un très bon niveau et en toute honnêteté les équipes de Louga en sont les plus grands artisans. On se pose même la question à savoir pourquoi le Ndiambour de Louga n’arrive pas à jouer les premiers rôles dans le championnat avec ce potentiel de joueurs que nous voyons évoluer dans les différentes équipes de la région lors de ces phases nationales.

Par moment nous avons vu des joueurs réfuter
certaines décisions des arbitres, est ce normal?

Vous savez depuis que les règles ont été régies en 1863, il y a toujours eu des contestations. On ne peut pas être d’accord sur tout ce que l’arbitre siffle mais il faut comprendre que ce n’est pas facile de juger et d’interpréter avec ses assistants pour 22 acteurs. Vous voyez que l’on avait démarré avec un seul arbitre ensuite deux,trois, quatre, cinq et même six mais on n’est pas parvenu à résoudre tous les problèmes. Aujourd’hui on est à quatre et même avec l’appui de la VAR pour aider les arbitres sur l’interprétation des lois, les joueurs continuent toujours à contester.

Président, revenons sur les nouvelles réformes d’arbitrage. Est ce que vous les avez appliqués?

Non! On ne les a pas appliquées car il ne peut pas y avoir un championnat avec deux règlements. Il faudra attendre la fin de la saison ensuite démarrer l’application de ces réformes avec la toute nouvelle saison car tout démarre avec les compétitions de FSF. D’ailleurs un séminaire national sera organisé à l’intention des arbitres pour l’application des lois du pour une uniformité dans l’appréciation.

Pour terminer président, est ce qu’avant le début des matchs à résultats immédiats certains arbitres seront libérés?

Bien sûr, vous savez dans toute compétition, au fur et à mesure que l’on avance, on élimine les arbitres, les plus performants vont rester avec les meilleures équipes et les autres vont devoir rentrer. Ce n’est pas qu’ils sont mauvais mais plutôt parce qu’ils ont pêché sur certains détails qui nous permettent d’opérer les bons choix de ceux qui doivent continuer la compétition.
Entretien réalisé depuis Louga où se déroulent les phases nationales de l’ONCAV

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