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Acteurs territoriaux : L’ARD de Kaolack les accompagne en renforcement de capacités en capitalisation

Dans sa volonté de promouvoir des territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable, l’Etat du Sénégal a opéré une réforme de la politique de décentralisation et de développement local et territorial communément appelé “Acte III de la décentralisation». Cette réforme, consacrée par l’adoption de la loi n° 2013-10 du 28 décembre 2013 portant code général des collectivités territoriales, est particulièrement caractérisée en sa première phase par la suppression des régions actuelles en tant que collectivités locales en attendant la définition d’échelles géographiques plus appropriées pour l’émergence  de pôles de développement soutenus et durables contribuant efficacement à la réalisation des orientations et objectifs nationaux.

Face à cette situation et conformément à la politique de décentralisation du Sénégal, l’ARD (Agence régionale de développement de Kaolack)  dans ses missions d’appui technique et coaching aux collectivités territoriales compte accompagner le renforcement de capacités des acteurs territoriaux sur la capitalisation et de gestion des connaissances. Tel est  l’objet de l’organisation de l’atelier à Kaolack.

L’atelier s’est déroulé au conseil départemental, la formation a ciblé prioritairement, les collectivités territoriales et leurs personnels techniques, les agents de l’ARD, les ONG locales et certains projets et programmes. Ils sont au nombre de 40 participants.

 M. Mahmouth DIOP directeur de l’agence régionale de développement de Kaolack (ARD) a souligné que cet atelier vise à confronter les expériences sur des thématiques spécifiques.

Rappel de l’importance de la capitalisation des expériences et partage des concepts définition clés (Expérience, Bonnes pratiques, succès et échec).M. Diop a expliqué  que le  déroulement de l’atelier est basé  sur 4 outils à savoir, la définition des concepts, la grille de priorisation, la grille d’approfondissement et la fiche de documentation des expériences.

Il estime que  ce nouveau code a reconduit les neufs domaines de compétences transférées depuis la loi 96-07 du 22 Mars 1996.Leurs mises en œuvre devraient permettre de stimuler les initiatives de développement local. Il s’y ajoute que depuis plusieurs années, les collectivités territoriales avec l’appui de leurs partenaires ont mis en œuvre plusieurs initiatives de développement local. Le constat montre une faible documentation en termes de capitalisation de ces initiatives dans les collectivités territoriales. Ceci est dû à une faible capacité des acteurs locaux sur la gestion et le partage des connaissances.

Le maire de Ngayéne Sabakh, M. Goumou Gaye a saisi cette occasion pour lancer un cri de cœur pour sa commune de Ngayéne Sabakh  qui a soif. Depuis trois mois le forage de Payéma  situé dans sa  commune est tombé en panne, à cet effet le maire interpelle les autorités étatiques. Le maire a  souligné que l’eau n’est pas une compétence transférée à la mairie. En outre le maire Goumou Gaye a mesuré le manque criard de liquide précieux,  et que même les populations ont contribué par cotisation à hauteur de 2 millions pour une  installation solaire dans un puits. Le maire de Ngayéne Sabakh a interpellé l’État du Sénégal afin de prendre les dispositions pour diligenter le problème au niveau de l’Ofor et Sen Eau.”

Khady Thiam

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