La rencontre de la 9éme journée de concertation sur l’acte IV de la décentralisation, s’est tenue au conseil départemental de Kaolack le lundi 29 et le mardi 30 décembre. La rencontre a vu la participation des maires et présidents des conseils départementaux des collectivités territoriales des régions de Kaolack, Fatick et Kaffrine. Les chefs des collectivités locales demandent à l’État du Sénégal des mesures d’accompagnement pour pouvoir exécuter les besoins des populations dans le cadre des compétences transférées.
Le président du conseil départemental de Koungheul, Mme Soce Diop Dionne a profité de cette occasion pour lancer un cri du cœur à l’État du Sénégal. Elle a demandé à l’État du Sénégal des mesures d’accompagnement à l’endroit des collectivités locales. Elle estime que les conseils départementaux n’ont pas de moyens, c’est-à-dire pas de recettes sauf le budget alloué à l’État.
Elle a expliqué que l’acte IV de la décentralisation vise à corriger les failles surtout de l’acte 3 en créant une nouvelle ère de la gouvernance locale inclusive axée sur les pôles territoires pour un développement équilibré. Selon Mme Dionne, le financement des collectivités implique les acteurs locaux pour que les territoires puissent être souvent souverains et prospères.
« Nous avons vu que l’acte 3 a érigé les communautés rurales en communes sans qu’il y ait des limites territoriales. Alors que tant que ces limites des territoires ne sont pas à définir, le cadre de gestion des collectivités territoriales, il y aura toujours des problèmes. Maintenant au niveau des collectivités locales, aussi bien pour les communes que pour les conseils départementaux, nous avons des compétences qui sont transférées sans les moyens adéquats de mise en œuvre », affirme Mme Dionne.
Selon Mme Dionne : « Cette réforme normalement doit prendre une mesure corrective de l’Acte 3 de la décentralisation, mais il faudrait qu’on nous donne des garanties que les compétences transférées vont être des garanties par des moyens financiers nécessaires pour nous permettre de faire notre travail correctement. À cet effet, nous attendons des mesures d’accompagnement parce que vous savez, on parle de la décentralisation d’Acte 3, mais jusqu’à présent les moyens financiers ne sont pas mis en place pour permettre de corriger correctement, de faire leur travail correctement ».
Elle estime que les conseils départementaux n’ont pas de recettes, ils ont que les budgets de l’État pour exécuter les travaux correctement et il y a l’attente de la population en matière d’éducation, de santé qui coûte très cher.
Ndeye Fatou Thiam, correspondante à Kaolack.