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4 ANS APRÈS L’INCENDIE DU MARCHÉ SANDAGA Les centaines de victimes toujours dans le désarroi


 

Après quatre longues années, jour pour jour que les sinistrés de l’incendie qui a ravagé l’immeuble du marché Sandaga le 25 octobre 2013, ruent sur les brancards. Ils sont des centaines de victimes regroupées autour d’un Collectif et attendent toujours d’être indemnisés.

Au nombre de plus de 900 commerçants et autres acteurs économiques regroupés autour d’un collectif, ces pères et mères de famille vivent toujours dans le désarroi quatre (4) après l’incendie qui ravagé l’immeuble du marché Sandaga, en plein cœur de Dakar. Ces derniers ne comptent pas lâcher du lest jusqu’à l’obtention de leurs indemnités de dédommagement de leurs biens estimés à environ 3,5milliards de nos pauvres francs. Aujourd’hui le Collectif des sinistrés est plus que déterminé après une si longue patience, à réclamer ses droits citoyens ayant contribuer à l’édification de ce pays. A l’en croire, le Collectif réclame avec tous les riverains de Dakar plateau et la commune de plateau, la réhabilitation du marché Sandaga et sa restitution aux ayants-droit qui l’ont toujours occupés depuis des décennies. Fermé par Arrêté du préfet de Dakar pour vétusté des locaux, le marché était destiné à la « réhabilitation ». Aussi, les commerçants ont été déplacés au «Centre commercial 4C» pour une durée de 6 mois. En attendant la reconstruction. Mais hélas, quatre ans plus tard, ces recasés du «Champ des Courses», tels qu’on les appelle, sont toujours plongés dans la misère et le dénuement et ne savent plus où mettre la tête. Au site de « recasement » de Dakar, ils sont, depuis, des centaines à chercher à tirer le diable par la queue. Du matin au soir. Mais en vain. Raison pour laquelle, ils interpellent le président de la République, Macky Sall, pour la réhabilitation du marché et pour le paiement de leurs indemnités. À cet effet, l’enquête qui a été ouverte pour déterminer l’origine du feu n’a pas encore connu son épilogue, provoquant ainsi la dislocation de plusieurs familles. Jadis ! Le marché Sandaga qui était dans un passé récent un haut lieu de commerce de la capitale sénégalaise, d’après certaines indiscrétions, est devenu comme « un fantôme » que tout le monde fuit, « depuis l’arrivée de Macky Sall au pouvoir ponctuée par un feu venu de nulle part ».
Un violent incendie déclaré le vendredi 26 octobre 2013, vers 21 heures, au lendemain de la fête de Tabaski, avait dévasté ce haut-lieu de commerce de la capitale sénégalaise.
Le reste du bâtiment, un lieu de refuse pour agresseurs
Le marché Sandaga, construit en 1933 et qui était un des plus célèbres marchés de Dakar, où se pressent chaque jour plusieurs milliers de commerçants, acheteurs, rabatteurs, curieux mais aussi des touristes, pour toutes sortes de marchandises, est devenue aujourd’hui une cachette pour des gens malintentionnés pour ne pas dire des bandits et agresseurs qui s’y cachent le jour pour mener leurs opérations la nuit. Rien qu’à croiser leur regard méfiant, on sent la menace qu’ils représentent pour cette population urbaine. Le jour, ils sont des dizaines massés devant le dépotoir d’ordures qu’est devenu le marché, à la quête d’articles récupérables. A les voir de loin, on croirait avoir affaire à de simples sans-abri. Malheur à celui qui ose rôder, la nuit, devant la porte du marché. Ils sont là, chaque soir, regroupés, à ne rien faire, derrière les bennes à ordures, échangeant quelques mots entre eux, tantôt de petites engueulades, tantôt des fous rires. Selon un habitant de Dakar-Plateau qui a préféré gardé l’anonymat : « Il fut des moments, où chaque jour une personne est agressé sur les abords du défunt marché. Ils t’agressent, prennent ce que tu possèdes et s’engouffrent à l’intérieur du bâtiment et personne n’ose les poursuivre par souci de sécurité et de prudence ».
La situation commence à changer ces derniers temps, avec la police qui opère aux alentours du marché pour la sécurité des habitants du centre ville.

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